Violences à la fac de Montpellier : un rapport pointe la responsabilité du doyen

La faculté de Lettres de Montpellier (Hérault) bloquée par des étudiants, le 12 avril 2018.
La faculté de Lettres de Montpellier (Hérault) bloquée par des étudiants, le 12 avril 2018. (MAXPPP)

Cette enquête administrative est menée en parallèle de l'enquête judiciaire dans laquelle le doyen de la fac et un professeur sont mis en examen.

Le doyen se fait taper sur les doigts. Un rapport d'enquête administrative après l'expédition punitive menée fin mars contre les occupants d'un amphithéâtre de l'université de Montpellier recommande une "procédure disciplinaire" à l'encontre du doyen de la faculté de droit, Philippe Pétel, tenu responsable, et d'un professeur mis en cause, Jean-Luc Coronel, révèle le JDD dimanche 27 mai.  

Les deux hommes avaient été suspendus après les faits par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, et le doyen avait démissionné. Cette enquête administrative est menée en parallèle de l'enquête judiciaire dans laquelle Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel sont mis en examen.

"Un manque de discernement de l'université"

Le rapport administratif, consulté par le JDD, estime que le doyen ne pouvait pas ignorer que les hommes en noir, armés de latte en bois, qu'il laissait entrer, et qui ont ensuite frappé les occupants d'un amphi, n'étaient pas des policiers. Le document affirme que la responsabilité de Philippe Pétel "en donnant l'ordre de libérer le passage, d'ouvrir le portillon d'accès du parking et en effectuant plusieurs allées et venues entre le parking et le hall, s'avère pleinement engagée dans l'intrusion du commando cagoulé".

La responsabilité du professeur Jean-Luc Coronel "est également engagée", poursuit le journal. Il aurait frappé des étudiants, et se serait ainsi justifié : "Je dois me défendre, je réponds aux coups." Le rapport pointe également un "manque de discernement" du président de l'université de Montpellier, et la responsabilité d'un représentant syndical dans la montée des tensions, selon le Journal du Dimanche.

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