Montpellier : l'ex-doyen de la fac de droit porte plainte contre X pour "menaces", "injures", "incitation à la haine"

L\'ancien doyen de la faculté de droit de Montpellier (Hérault), Philippe Pétel, le 24 mai 2017.
L'ancien doyen de la faculté de droit de Montpellier (Hérault), Philippe Pétel, le 24 mai 2017. (RICHARD DE HULLESSEN / MAXPPP)

Philippe Pétel et sa famille ont reçu des insultes "extrêmement violentes" et "blessantes", a expliqué mardi sur franceinfo son avocate, Iris Christol.

Philippe Pétel "a peut-être fait une erreur colossale de communication", mais "il ne mérite pas le traitement" qu'on lui inflige "car personne ne le mérite", a réagi mardi 1er mai sur France Bleu Hérault son avocate, Iris Christol. L’ex-doyen de la faculté de droit de Montpellier a été mis en examen pour complicité d’intrusion après les violents incidents qui se sont déroulés dans la nuit du 22 au 23 mars. L’avocate a confirmé avoir porté plainte contre X pour menaces, injures et incitation à la haine.

Insultes violentes

Sur les réseaux sociaux et sur le répondeur téléphonique de Philippe Pétel ou ceux de sa famille, l’avocate raconte qu'il circule des insultes du type : "Il faudrait qu’il soit passé à tabac, lui et sa putain de famille. C’est une crevure", a-t-elle expliqué. Des injures "extrêmement violentes, blessantes et qui font la démonstration qu'au-delà de Philippe Pétel, il est devenu une figure sans visage qu’il est bon de venir honnir, injurier."

Philippe Pétel représenterait des ‘forces brunes’ ou que sais-je, c’est à dire un fantasme bien éloigné de la réalité de cet homme.Iris Christol, son avocateà franceinfo

C’est un homme qui, il y a encore "un mois", a "toujours fait parler de lui en bien, qui a toujours été un homme modéré", selon Iris Christol qui reconnaît "peut-être une erreur colossale de communication" de la part de l'ancien doyen, démis de ses fonctions mais qui n’explique pas les injures dont il est victime selon elle.

Une démission sur fond de violences

Philippe Pétel avait démissionné de son poste, après avoir été mis directement en cause pour avoir favorisé l’entrée d’un groupe armé et cagoulé pour chasser les étudiants qui bloquaient un amphithéâtre de la faculté de droit dans la nuit du 22 au 23 mars. Les manifestants protestaient contre la réforme d'accès à l'université.

Un professeur a également été mis en examen pour complicité d’intrusion, ainsi que violences en récidive. Lui et le doyen avait été suspendus par le ministère de l’Enseignement supérieur.

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