VIDÉO. Mélenchon et Castaner visés par l'ultra-droite : "Les cibles n'étaient pas si précises", répond Gérard Collomb

FRANCEINFO

Invité sur franceinfo, jeudi, à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de la police judiciaire parisienne, le ministre de l'Intérieur a assuré que les potentielles cibles du projet d'attentat de l'ultra-droite ont été protégées lors de l'enquête.

Les cibles du projet d'attentat de l'ultra-droite "n'étaient pas si précises que cela", a tempéré Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, jeudi 19 octobre sur franceinfo. Le ministre a réagi aux propos de Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, et Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui ont indiqué ne pas avoir été informés qu'ils aient pu être des cibles potentielles.

"Ce n'était pas la bande la plus sérieuse arrêtée au cours des derniers temps"

"On voulait arrêter toute la bande, repérer, écouter, voir de quoi il s'agissait", a-t-il justifié, en assurant que les personnes étaient "elles-mêmes protégées pendant tout ce laps de temps. Il y a des gens de la DGSI qui devaient suivre [Jean-Luc Mélenchon] de manière à pouvoir le protéger". Mais selon le ministre de l'Intérieur, le risque n'était pas très important : "Ce n'était pas la bande la plus sérieuse arrêtée au cours des derniers temps."

Le cerveau présumé du groupe, un homme de 21 ans, Logan Alexandre Nisin a été arrêté en juin 2017 dans les Bouches-du-Rhône et mis en examen début juillet pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. 

Mardi, neuf hommes dont trois mineurs, gravitant pour la plupart dans la mouvance ultra-droite, et une femme, ont été arrêtés par la Sdat, en co-saisine avec la DGSI, dans le sud-est de la France et en région parisienne, pour "association de malfaiteurs terroriste". 

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