VIDEO. Coups de feu à Grasse, enveloppe piégée au FMI :"Tout cela me conduit à justifier l'état d'urgence", réagit François Hollande

Le chef de l'Etat a confirmé jeudi après-midi que l'état d'urgence durerait comme prévu jusqu'au 15 juillet.

"Il y a eu deux graves événements qui se sont produits aujourd'hui." François Hollande, en déplacement dans le sud de la France, a réagi, jeudi 16 mars, à une journée marquée par l'explosion d'un courrier piégé au bureau du FMI et des coups de feu dans un lycée de Grasse. "Tout cela me conduit, comme je l'ai fait depuis le début de ce que nous avons pu appréhender comme menaces sur notre pays, à justifier l'état d'urgence", qui "durera jusqu'au 15 juillet", a estimé le chef de l'Etat.

Le président de la République a considéré à nouveau que "le colis piégé au siège du FMI à Paris" était "une forme d'attentat dès lors qu'il pouvait y avoir des risques pour la vie de la personne qui pouvait ouvrir ce colis". "Il y a une ressemblance avec un autre événement de même nature qui s'est produit à Berlin il y a quelques jours. Donc nous cherchons dans le cadre d'une enquête internationale les causes de ce qui s'est produit à Paris", a-t-il précisé.

"Nous restons extrêmement vigilants"

"Il y a un deuxième événement qui a eu lieu à Grasse avec un individu qui a été interpellé, mais nous en saurons plus avec l'enquête. (...) Là encore, l'enquête est en cours, mais, même s'il n'y a pas de lien direct avec une entreprise terroriste, nous restons extrêmement vigilants", a ajouté François Hollande.

"L'état d'urgence" n'est pas "un état permanent", mais "permet de faire certaines procédures", a-t-il conclu. "J'ai annoncé, et le Parlement a bien voulu suivre [cette] position, (...) que l'état d'urgence durerait jusqu'au 15 juillet. Il durera jusqu'au 15 juillet. Ensuite, ce sera à mon successeur, au gouvernement et au Parlement de décider ce qu'il y a lieu de faire dans les conditions que le pays pourra connaître."

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