Un contribuable apprend sa mort dans une lettre des impôts

Un habitant de Créteil (Val-de-Marne) a reçu une lettre de la Direction générale des Finances publiques informant sa famille de son décès, révèle Le Parisien le 29 novembre 2014. 
Un habitant de Créteil (Val-de-Marne) a reçu une lettre de la Direction générale des Finances publiques informant sa famille de son décès, révèle Le Parisien le 29 novembre 2014.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Agé de 41 ans, il a reçu une missive de la Direction générale des finances publiques adressée à "sa succession". 

"Sur le moment, j'en ai rigolé." Un contribuable de 41 ans a découvert sa mort dans une lettre des impôts adressée à "sa succession", révèle Le Parisien (article abonnés), samedi 30 novembre. La Direction générale des finances publiques demandait à la famille de Christophe Dehennin, habitant Créteil (Val-de-Marne) et bien vivant, de s'acquitter du restant de son impôt sur le revenu.

"Si ma femme avait vu la lettre ou mes enfants, pendant mon absence, qu'auraient-ils pu penser ? Imaginez si cela arrive à quelqu'un de malade", s'indigne ce père de trois enfants, fonctionnaire, dans les colonnes du journal. 

Selon le quotidien, l'erreur provient de la banque de l'intéressé. "Les prélèvements de septembre et octobre ont été rejetés. Après deux refus, les organismes bancaires doivent apporter une justification", explique la Direction générale des finances publiques au Parisien, assurant que le motif alors donné au fisc est bien "le décès". L'établissement bancaire évoque une possible "homonymie" pour justifier cette erreur.