Un ado séquestré et agressé sexuellement pendant un jour à Poissy

Un adolescent de 13 ans a été séquestré et agressé dans le stade Léo-Lagrange de Poissy (Yvelines), dans la nuit du 3 au 4 septembre 2013. 
Un adolescent de 13 ans a été séquestré et agressé dans le stade Léo-Lagrange de Poissy (Yvelines), dans la nuit du 3 au 4 septembre 2013.  (GOOGLE MAPS)

Trois suspects âgés de 16 à 18 ans ont été déférés vendredi au parquet de Versailles.

Selon une source policière, il a été frappé à de multiples reprises à la nuque et au ventre et a subi des attouchements sexuels. Un adolescent de 13 ans a été séquestré pendant 24 heures par trois suspects âgés de 16 à 18 ans à Poissy (Yvelines). Ces derniers ont été déférés vendredi 6 septembre au parquet de Versailles.

Une information judiciaire a été ouverte pour "enlèvement et séquestration", "violences" et "agression sexuelle", précise une source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Le parquet a requis le mandat de dépôt des trois suspects, interpellés jeudi.

L'agression débute mardi, à Vauréal, dans le Val-d'Oise. Après avoir fugué du foyer dans lequel il réside, l'adolescent fait la connaissance dans les transports de deux des trois suspects, "deux petites terreurs s'en prenant aux plus faibles", selon une source policière.

Un seul suspect a reconnu les faits

Les deux garçons veulent l'obliger à voler des téléphones portables et à révéler l'adresse de sa grand-mère pour la cambrioler. Devant son refus, ils le frappent à la tête et au ventre et le contraignent à les suivre dans un bus pour Cergy (Val-d'Oise). A cet endroit, rejoints par un troisième jeune, les agresseurs présumés montent dans un RER pour Poissy. Ils décident finalement de passer la nuit dans une salle du stade Léo-Lagrange, à Poissy, où ils séquestrent l'adolescent, lui faisant subir des attouchements.

Au petit matin, mercredi, la victime réussit à s'échapper en simulant une crise d'épilepsie. Par chance, l'adolescent est secouru par une gendarme qui faisait son jogging au stade. Les agresseurs présumés sont connus de la police, dont un pour des violences. Un seul d'entre eux a reconnu les faits.

Vous êtes à nouveau en ligne