Le "dépeceur de Montréal", Luka Magnotta, cherche "son prince charmant" sur un site de rencontres pour détenus

Luka Magnotta est escorté par des policiers de la ville de Montréal à l\'aéroport Mirabel, au Québec (Canada), le 18 juin 2012.
Luka Magnotta est escorté par des policiers de la ville de Montréal à l'aéroport Mirabel, au Québec (Canada), le 18 juin 2012. (SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DE MONTREAL / AFP)

Le Canadien purge une peine de prison à vie pour le meurtre de l'étudiant chinois Jun Lin.

"Si tu crois pouvoir être mon prince charmant, envoie-moi une lettre détaillée avec au moins deux photos." L'invitation est lancée par Luka Magnotta, le "dépeceur de Montréal", condamné en décembre à la prison à perpétuité pour avoir tué et démembré un étudiant chinois, Lin Jun. Une condamnation qui ne semble pas entamer le moral du Québécois, qui s'est inscrit sur un site de rencontres pour détenus, rapporte La Presse, lundi 29 juin.

Le profil de Luka Magnotta a été publié dimanche sur le site Canadian Inmates Connect Inc., qui met en contact des prisonniers esseulés avec des compagnons à l'extérieur. L'ancien acteur de films pornographiques s'y décrit comme "un homme célibataire blanc de 33 ans, qui mesure [1m80] et pèse [79 kilos], et qui a les cheveux foncés et les yeux bleus." 

Luka Magnotta veut "uniquement des demandes sérieuses"

"Ne recevront une réponse que ceux que je trouve compatibles avec moi, prévient toutefois le tueur. S’il vous plaît, uniquement des demandes sérieuses. Toutes les lettres non sollicitées seront rejetées." Luka Magnotta précise en outre qu'il espère sortir d'ici à 2037, puisque la perpétuité réelle n'existe pas au Canada, rapporte 20 Minutes.

Melissa Fazzina, qui a créé le site de rencontres il y a un peu plus de quatre ans, avoue avoir été "déconcertée" lorsqu'elle a reçu la demande d'inscription du "dépeceur de Montréal". "Plusieurs personnes penseront qu'il ne mérite pas de se retrouver sur le site ou d'avoir des communications avec le monde extérieur, affirme-t-elle à la Presse. Je crois cependant qu'il a, comme tout le monde, le droit de se racheter et de tenter une réinsertion, et j'espère que ça fonctionnera aussi pour lui."