Nacer Bendrer, complice de l'attentat du Musée juif de Bruxelles, condamné à trois ans de prison supplémentaires pour détention d'armes

Nacer Bendrer lors du verdict du procès pour l\'attentat du Musée juif de Bruxelles, le 12 mars 2019 au palais de justice de Bruxelles. 
Nacer Bendrer lors du verdict du procès pour l'attentat du Musée juif de Bruxelles, le 12 mars 2019 au palais de justice de Bruxelles.  (YVES HERMAN / POOL)

Les armes ont été découvertes lors de l'interpellation de Nacer Bendrer dans un logement des Bouches-du-Rhône, huit mois après l'attentat de Bruxelles.

Nacer Bendrer, condamné à 15 ans de réclusion pour avoir fourni les armes à Mehdi Nemmouche, auteur de l'attentat du Musée juif de Bruxelles, a écopé lundi 4 novembre de trois années supplémentaires pour des faits distincts de détention d'armes – une Kalachnikov, deux pistolets semi-automatiques et un fusil de chasse, certains chargés et prêts à tirer. A la barre, Nacer Bendrer, cheveux ras sur les tempes et pull gris, a reconnu les faits.

Le tribunal correctionnel de Marseille a assorti cette peine d'un mandat de dépôt, et décidé qu'elle ne serait pas confondue avec les précédentes. Elle s'ajoute donc à celle, définitive, de 15 ans prononcée par la justice belge pour sa complicité dans l'attentat qui a fait quatre morts en 2014, et à une peine de 5 ans, prononcée l'an dernier en France pour une autre affaire, de tentative d'extorsion dans le milieu de la drogue.

"Je n'ai jamais été radicalisé"

Les armes avaient été découvertes lors de l'interpellation de Nacer Bendrer dans un logement des Bouches-du-Rhône, huit mois après l'attentat de Bruxelles, dont l'auteur principal, Mehdi Nemmouche, a été condamné à la perpétuité"Je les gardais pour rendre service à une personne qui était en prison pour de la drogue", a-t-il soutenu, niant les avoir acquises et assurant ne pas savoir à quoi elles étaient destinées. Cette personne n'a pas été interrogée et a depuis été assassinée dans un règlement de comptes.

Faute de projet terroriste mis en évidence par l'enquête sur le territoire français, ce pan du dossier était finalement jugé, cinq ans après, à Marseille. "Je n'ai jamais été radicalisé de ma vie, je ne suis pas pratiquant et j'ai été anéanti par ce qu'il s'est passé à Bruxelles", s'est défendu Nacer Bendrer, 31 ans, déjà condamné à plus de dix reprises pour divers faits de délinquance.

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