Etats-Unis : le tireur du cinéma d'Aurora reconnu coupable du meurtre de 12 personnes

James Holmes, lors de son procès au tribunal de Centennial (Colorado, Etats-Unis), le 12 mars 2013.
James Holmes, lors de son procès au tribunal de Centennial (Colorado, Etats-Unis), le 12 mars 2013. (REUTERS)

Le jury doit reprendre les délibérations pour fixer sa sentence. James Holmes risque la peine de mort.

Il risque désormais la peine de mort. James Holmes a été reconnu coupable, jeudi 16 juillet, du meurtre de 12 personnes dans un cinéma de la ville d'Aurora, dans le Colorado (Etats-Unis), en juillet 2012. Sa sentence sera fixée à partir de mercredi.

Le juge Carlos Samour a lu pendant une heure les 166 chefs d'accusation auxquels faisait face le tueur de 27 ans, en détention depuis son arrestation sur les lieux du massacre. Le jeune homme a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et avec "extrême indifférence" pour chacune des 12 victimes.

James Holmes avait ouvert le feu dans une salle bondée

Le 20 juillet 2012, James Holmes était entré lourdement armé dans un cinéma bondé pendant une projection du film sur Batman, The Dark Knight Rises. Selon des témoins, James Holmes avait lancé un fumigène dans la salle avant d'ouvrir le feu, tirant au hasard avec un fusil d'assaut AR-15, un pistolet calibre .40 et un fusil de chasse.

Lors d'audiences préliminaires, les procureurs ont déclaré que James Holmes avait minutieusement planifié le massacre et disposait d'assez de munitions pour tuer tous les spectateurs, au nombre de 400 personnes ce soir-là. Le bilan de la tuerie aurait pu être encore plus élevé si l'une des armes du tueur ne s'était pas enrayée, avait rappelé le procureur.

La question de sa santé mentale au cœur du procès

Les 12 jurés du tribunal de Centennial devaient surtout déterminer si l'accusé était sain d'esprit au moment des faits. Dans une lettre ouverte parue dans la presse, ses parents, Robert et Arlene Holmes, ont affirmé qu'il n'était "pas un monstre", mais "un être humain atteint de graves troubles mentaux". Son avocat a assuré de son côté que sa famille avait un historique de schizophrénie.