Tests ADN dans un lycée : certains parents s'interrogent

(Maxppp)

Une opération de prélèvements d'ADN auprès de 527 personnes a débuté lundi matin dans un lycée de La Rochelle, dans le cadre d'une enquête sur le viol d'une lycéenne en septembre dernier. La première journée s'est déroulée dans un climat serein, même si certains parents s'interrogent. 

251 prélèvements ont été réalisés lundi sur les 527 qui doivent l'être d'ici mercredi. Une opération inédite de prélèvements d'ADN a démarré au lycée privé Fénelon-Notre-Dame de La Rochelle, pour tenter de retrouver l'auteur d'un viol commis en septembre dernier dans l'établissement qui accueille 1.300 élèves.

Cette première journée s'est déroulée dans "le calme et la sérénité ", a indiqué la procureur, "personne ne s'est opposé au test ". Mais une polémique est en train de naître parmi certains parents d'élèves : pourquoi faire subir des tests à des mineurs ? N'est-ce pas faire preuve de suspicion ? "Moi je serais les parents de la victime, on me dirait qu'on classe une affaire où on a un ADN, je demanderais pourquoi", "ça me parait une démarche normal ", coupe court la procureur de La Rochelle, Isabelle Pagenelle.

D'autres parents ou élèves demandent pourquoi autant de temps s'est écoulé entre les faits le 30 septembre et le moment où l'agression a été rendue publique ? "On n'a rien caché, rien couvert, on a accompagné, on a reçu les propos de cette jeune fille que nous avons fait remonter le plus tôt possible, avant tout c'était ça qui était important ", explique Chantal Devaux, la directrice de l'établissement. "Nous n'avons pas communiqué, parce que nous respections le secret de l'instruction ", ajoute-t-elle.

"Se donner les moyens de trouver l'agresseur"

Lundi, la procureur a également donné des nouvelles de la jeune victime, au micro de France Info : "Elle va bien dans le sens où elle est suivie, elle a repris une scolairté. C'est très difficile pour elle et sa famille, elle a des hauts et des bas, je pense que le premier respect qu'on doit à une victime c'est de se donner les moyens de trouver son agresseur ".

Le résultat des tests ADN devraient être connus dans un mois. En attendant, une cellule psychologique reste ouverte dans l'établissement.

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