VIDEO. "Complément d'enquête" : La vie des frères Kouachi avant la tuerie de "Charlie Hebdo"

Comment Saïd et Chérif Kouachi ont-ils pu verser dans le terrorisme et commettre le massacre du 7 janvier à Paris ? Des témoins racontent une partie de leur adolescence. Extrait de "Complément d'enquête" du jeudi 5 mars.

Les frères Kouachi sont tous les deux nés à Paris. Ils ont passé leur adolescence dans un centre d'accueil en Corrèze où ils ont été placés après le décès de leur père, car leur mère était sans ressources. À la rentrée 1994, ils ont été accueillis à la Fondation Claude-Pompidou par Pascal Fournier, chef du service éducatif de l'établissement, où les deux aînés retrouvent leur sœur et le petit dernier de la fratrie.

"J'ai le souvenir de deux jeunes qui, pendant ces six années de prise en charge, n'ont jamais posé de problèmes, comme on a pu le dire", explique-t-il. De son côté, leur ancienne professeure de biologie se souvient bien de Chérif, le cadet : "C'était un gamin très gai, toujours avec le sourire, et qui s'entendait très bien avec ses camarades. Et il a été élu délégué de classe en 5e."

Des personnalités très différentes

L'enseignante a du mal, en revanche, à se souvenir de Saïd : "Quand j'ai vu sa photo à la télé, ça ne me disait rien du tout. Je pense qu'il était assez fermé, introverti." L'aîné est secret, tandis que le cadet est passionné par les fringues, les filles et le foot. "Chérif se donnait des challenges avec les copains pour qui marquerait le plus de buts", selon l'entraîneur du club de foot local.

Le 7 janvier en fin de matinée, la France est frappée d'effroi. Deux hommes cagoulés et vêtus de noir font irruption dans la salle de rédaction du journal satirique Charlie Hebdo et tirent à la kalachnikov. Bilan, onze morts et onze blessés, dont quatre grièvement. À ce décompte macabre, il faut ajouter la mort du policier assassiné à terre d'une balle dans la tête boulevard Richard-Lenoir. Les frères Kouachi seront abattus le 9 janvier lors de l'assaut donné par le GIGN dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), où ils s'étaient retranchés.

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