VIDEO. Islam : la foi des convertis

France 2 - Arnaud Comte et Julien Pelletier

Selon le ministère de l'Intérieur, 4 000 Français deviennent musulmans chaque année. Trois d'entre eux ont accepté de témoigner, devant la caméra de France 2, pour casser les préjugés qui entourent leur conversion. 

L'auteur présumé de l'attaque contre un militaire à La Défense, samedi, se prénomme Alexandre. Ce jeune homme de bientôt 22 ans s'est converti à l'islam "à la fin de sa minorité", a affirmé le procureur de Paris, lors d'une conférence de presse, mercredi 29 mai. Comme lui, 4  000 Français deviennent musulmans chaque année, selon les chiffres du Bureau central des cultes du ministère de l'Intérieur. Stéphanie, David et Nicolas ont, eux aussi, fait ce choix. Ces trois convertis ont accepté de témoigner, devant la caméra de France 2, pour expliquer leur geste et casser les préjugés qui l'entourent.

Stéphanie est devenue musulmane il y a plus de diz ans. Jeune, elle a longtemps vécu sa foi en secret, priant dans sa chambre, pas par honte mais pour "préserver les autres". Assistante maternelle, elle vit en région parisienne avec ses deux petites filles et son mari d'origine tunisienne. Elle assure qu'elle a choisi l'islam avant même de rencontrer son époux. "J'ai beaucoup lu. J'ai été très attirée très jeune par l'islam. Je me trouvais apaisée. Après, quand je suis allé au contact des musulmans, je me suis trouvée à ma place. Je trouvais les réponses aux questions que je me posais dans l'islam", raconte-t-elle.

"Ça m'a permis d'avancer sereinement dans la vie"

Près de Metz, Nicolas se rend chaque semaine à la mosquée de Woippy (Moselle). Depuis sa conversion, il y a un an, il a repris les études auxquelles il avait renoncé adolescent. "Si je n'avais pas trouvé la religion, je serai peut-être devenu délinquant", estime-t-il. Selon l'imam de Woippy, 60 à 70% des convertis dans sa mosquée sont de jeunes adultes en manque de repères.

David vit en Bretagne. Ce père de famille âgé de 40 ans s'est converti, il y a dix-sept ans, après un voyage en Inde et une longue maladie. "Ça m'a permis d'avoir une ligne de mire, d'avancer sereinement dans la vie", explique l'aide-soignant. Il reconnaît qu'il aurait pu basculer vers l'intégrisme. "Comme beaucoup de convertis, ce qu'on veut faire c'est rattraper le temps perdu, être très rigoriste", explique-t-il. Depuis, il a mis "de l'eau dans son jus de raisin".

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