VIDEO. 13h15. Attentats : "Nous sommes dans le cadre de la médecine de guerre"

Le professeur Denis Safran, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, est entré au Bataclan avec les policiers de la Brigade de recherche et d’intervention. "Je n’avais jamais vu cela", témoigne-t-il. Extrait de "13h15 le dimanche" du 15 novembre.

"En tant que médecin de soutien opérationnel de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention), je suis arrivé avec la colonne d’assaut peu après le début des événements", témoigne le professeur Denis Safran, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, qui a participé à toute l’opération de secours au Bataclan, où 89 personnes ont trouvé la mort.

"On est arrivés dans l’entrée du Bataclan et on a vu tous ces gens couchés par terre, les morts et les blessés mélangés… Nous ne savions pas où étaient les preneurs d’otages, les terroristes, ce qui était extrêmement dangereux pour les fonctionnaires de la BRI, car on n’était pas du tout en zone sécurisée", précise le médecin qui travaille avec la police.

"Nous sommes bien obligés de faire un tri"

"Je n’avais jamais vu cela", explique le professeur Safran, qui a quarante-quatre ans d’hôpital public derrière lui et de très nombreuses interventions aux côtés des policiers : "Des gens très gravement blessés, j’en ai vu beaucoup dans ma carrière, mais jamais en aussi grand nombre. Nous sommes là dans le cadre de la médecine de guerre, c’est-à-dire avec de nombreuses victimes de blessures balistiques."

"Nous sommes bien obligés de faire un tri et des priorités pour essayer de sauver au plus vite ceux qui sont sauvables. Eu égard au type de blessures et au nombre de blessés, nous sommes absolument dans le cadre de la médecine de guerre", précise-t-il.

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