Un projet d'attentat "visant des représentants de la force publique" déjoué dans la région d'Orléans

Le commissariat central d\'Orléans était, selon les informations de France 2, une des cibles envisagées par les deux suspects de l\'attentat déjoué annoncé par Bernard Cazeneuve le 22 décembre 2015.
Le commissariat central d'Orléans était, selon les informations de France 2, une des cibles envisagées par les deux suspects de l'attentat déjoué annoncé par Bernard Cazeneuve le 22 décembre 2015. (MAXPPP)

Deux Français ont été interpellés et mis en examen samedi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Un projet d'attentat dans la région d'Orléans (Loiret) a été déjoué la semaine dernière par la DGSI, a annoncé Bernard Cazeneuve, mardi 22 décembre, lors d'une visite à Toulouse. Deux Français ont été interpellés et mis en examen samedi, a précisé le ministre de l'Intérieur. Ils visaient "des représentants de la force publique".

En quoi consistait le projet d'attentat ? 

Selon les informations de France 2, le projet d'attentat envisageait une ou plusieurs cibles : une caserne de l'armée de terre, une gendarmerie et le commissariat central d'Orléans. Mais cela était encore flou.

Les deux hommes avaient réuni plusieurs milliers d'euros pour mener à bien leur attentat, et étaient sur le point d'acheter des fusils d'assaut et de recruter d'éventuels complices.

Qui sont les suspects ? 

Il s’agit, a indiqué le ministre de l'Intérieur, de deux Français, l’un "âgé de 20 ans et inconnu des services de police, l’autre âgé de 24 ans et connu pour des faits de délinquance".

Les deux hommes étaient "en contact avec un jihadiste français présent en Syrie", a ajouté Bernard Cazeneuve. "L'enquête devra établir s'il était le commanditaire des attaques que l'un d'eux a reconnu avoir projetées contre des militaires, des gendarmes et des policiers", a-t-il dit.

Quand ont-il été interpellés  ?

Plusieurs personnes ont été interpellées le 15 et le 16 décembre, d'après les informations de France 3, précisant que le parquet avait débuté son enquête sur eux au début du mois d'août. Seuls les deux hommes mentionnés par le ministre de l'Intérieur auraient été écroués. Cet attentat déjoué est, selon le ministre de l'Intérieur, le dixième depuis 2013 sur le territoire français.

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