Terrorisme : 27,5% de femmes parmi les personnes signalées pour radicalisation

Laurence Rossignol lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2017.
Laurence Rossignol lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2017. (ETIENNE LAURENT / EPA POOL)

Les femmes deviendraient de plus en plus "actrices" de la radicalisation, selon la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol.

La ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol a indiqué vendredi 10 mars dans un communiqué que 27,5% des 13 000 personnes signalées comme "radicalisées" en France sont des femmes. Elles représentent également près de la moitié des mineurs.

La ministre participait à un colloque à Paris pour "comprendre la radicalisation au féminin". Selon elle, l'engagement des femmes a évolué. "Du rôle d'épouses et de futures mères de djihadistes, elles sont passées à celui de candidates à l'attentat suicide", indique t-elle.

80% des signalements concernent des majeurs

Les signalements pour radicalisation peuvent se faire via le numéro vert anti-djihad lancé par le gouvernement en avril 2014, mais aussi directement au commissariat, ou dans les centres d'action sociale.

La plateforme téléphonique reste le moyen privilégié par les Français pour signaler une radicalisation : 11 449 signalements ont été enregistrés depuis avril 2014. 80% concernent une personne majeure, dont 28% de femmes.