Attentat déjoué en avril à Marseille : un meeting de Marine Le Pen, des bars et des bureaux vote étaient visés

Clément Baur et Mahiedine Merabet ont été arrêtés à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 18 avril 2017, soupçonnés de préparer un attentat.
Clément Baur et Mahiedine Merabet ont été arrêtés à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 18 avril 2017, soupçonnés de préparer un attentat. (POLICE NATIONALE)

Deux hommes soupçonnés de préparer un attentat avait été arrêtés mardi 18 avril à Marseille, à cinq jours du premier tour de la présidentielle. Le journal "Libération" révèle vendredi qu'un meeting de la candidate FN était notamment visé.

L'attentat déjoué à Marseille le 18 avril visait, entre autres, un meeting de Marine Le Pen, candidate Front national à l'élection présidentielle, qui s'est tenu le 19 avril, selon les informations du journal Libérationconfirmées vendredi 16 juin de source proche du dossier à franceinfo.

Des bureaux de vote et des bars également visés

Les deux suspects interpellés, Clément Baur et Mahiedine Merabet, ont également envisagé de frapper des bureaux de vote, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril, ainsi que des bars de Marseille fréquentés par des ressortissants américains, russes et israéliens, d'après la même source.

Les deux hommes avaient été interpellés dans le 3e arrondissement de Marseille. Deux armes de poing, un fusil-mitrailleur, un pistolet automatique et trois kilos d'explosif avaient été découverts dans l'appartement.

Le FN prétend ne pas avoir été prévenu

"Il est surprenant, exceptionnel et parfaitement inadmissible, que jamais Marine Le Pen ni son équipe de campagne n’aient été informées par les autorités de cette menace très grave. Elle leur serait aujourd’hui toujours inconnue si des fuites de presse n’avaient pas eu lieu", a réagi, vendredi matin, le Front national, via son site internet.  

Les services de sécurité de Marine Le Pen, tout comme ceux des autres principaux candidats, avaient pourtant été prévenus de la menace par le ministère de l'Intérieur. Deux noms et deux photos avait été transmis. "On a eu leur signalement et leurs photos ", avait d'ailleurs expliqué Florian Philippot, vice-président du FN, le 18 avril 2017.