"La traque sur internet doit être une priorité", estime Manuel Valls

Le ministre de l\'Intérieur, Manuel Valls, le 15 avril 2013 à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 15 avril 2013 à Paris. (CHAMUSSY / SIPA)

Interrogé par "Libération", le ministre est revenu sur "les difficultés à contrer les jihadistes qui passent à l’acte, seuls, de façon parfois irrationnelle et inorganisée", écrit le quotidien.

Aller débusquer les terroristes cachés derrière leur souris. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, estime que la "traque sur internet doit être une priorité" pour lutter contre le terrorisme, annonce-t-il dans un entretien publié jeudi 29 mai par Libération (article payant). Cette déclaration survient après l'agression à l'arme blanche d'un militaire à La Défense (Hauts-de Seine). Dans cette affaire, il est reproché aux services de renseignement français de ne pas avoir réussi à estimer la dangerosité du suspect. 

Pour le ministre, "internet est devenu un vecteur de propagande, de radicalisation et de recrutement pour le terrorisme d'inspiration jihadiste. C'est également un lieu d'échange pour les terroristes". Ainsi, il faut "s'interroger sur la nécessité de renforcer le cadre juridique dans lequel les services de renseignements interviennent." 

Un moyen de communication discret, mais pas anonyme

Selon lui, "internet fait l'objet d'une veille très active de la part de nos services. Internet est un moyen discret de communication qui laisse toutefois des traces exploitables par les services spécialisés. Donc cela doit être une priorité pour nous", estime-t-il.

Il préconise de détecter "au plus tôt les signaux de radicalisation", et pas uniquement en ligne. "Des signaux peuvent alerter lorsqu'ils convergent : rupture dans les parcours individuels, changements brutaux de comportement, radicalisation du discours, coupure avec l'environnement familial ou professionnel. Il est essentiel de savoir capter ces signes avant-coureurs", juge Manuel Valls.

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