Attaque du Thalys : Hollande décernera lundi la Légion d'honneur aux trois Américains et au Britannique qui ont maîtrisé le forcené

De gauche à droite les militaires américains Spencer Stone, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, lors d\'une conférence de presse à l\'ambassade des Etats-Unis, à Paris, le 23 août 2015. Ils ont expliqué comment ils ont maitrisé le tireur qui était à bord du train Thalys Amsterdam-Paris, le 21 août 2015.
De gauche à droite les militaires américains Spencer Stone, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, lors d'une conférence de presse à l'ambassade des Etats-Unis, à Paris, le 23 août 2015. Ils ont expliqué comment ils ont maitrisé le tireur qui était à bord du train Thalys Amsterdam-Paris, le 21 août 2015. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le héros français, qui souhaite toujours garder l'anonymat, ainsi que le passager franco-américain hospitalisé à Lille vont eux aussi la Légion d'honneur ultérieurement.

François Hollande décernera lundi la Légion d'honneur aux trois Américains et au Britannique qui ont maîtrisé El Khazzani, le tireur à bord du train Thalys, a indiqué l'entourage du chef de l'Etat, dimanche 23 août. Le héros français, qui souhaite toujours garder l'anonymat, ainsi que le passager franco-américain hospitalisé à Lille vont eux aussi la Légion d'honneur ultérieurement.

Deux jours après l'attaque, les héros qui ont neutralisé l'assaillant se sont adressés à la presse. "On n'a pas beaucoup pensé, on a juste agi", ont notamment déclaré les trois Américains originaires de Sacramento (Californie).

Les services de renseignement et de sécurité sont à nouveau sur le pied de guerre. Sécurité des trains, efficacité du renseignement, la tentative d'Ayoub El Khazzani pose de nombreuses questions.

L'attaque soulève la problématique de la sécurité dans les gares et trains, beaucoup plus lâche que dans les aéroports mais compliquée à assurer. "Le train en France, c'est 20 fois plus de trafic que l'aérien", souligne Guillaume Pépy, le président de la SNCF, dans le JDD. Pour lui, des contrôles de sécurité systématique à quai pour les TGV "n'est pas une piste que laquelle il faut compter".

Le gouvernement belge a néanmoins décidé dès samedi de renforcer les mesures de sécurité dans les trains et les gares du pays : contrôle des bagages renforcé, intensification des patrouilles dans les Thalys, mais aussi dans les gares. Le Premier Ministre français, Manuel Valls, a de son côté annoncé que la SNCF allait "mettre en place un numéro national de signalement des situations anormales".

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