VIDEO. Attentat à Strasbourg : regardez le point-presse du procureur de la République de Paris après la mort de Cherif Chekatt

Le procureur de la République a donné quelques précisions sur les circonstances de l'opération des forces de l'ordre menée à Strasbourg, qui a permis de neutraliser le fugitif. 

Deux personnes supplémentaires de l'entourage de Cherif Chekatt ont été placées en garde à vue la nuit du jeudi au vendredi 14 décembre, a annoncé le procureur de Paris, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse organisée au tribunal de grande instance de Strasbourg (Bas-Rhin). Le total est donc de sept gardes à vues, au lendemain de la mort du suspect de l'attentat commis dans le centre-ville de la capitale alsacienne.

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"Il s'agit de quatre membres de sa famille, placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dernier, et trois membres de son entourage proche, dont un placé en garde à vue hier matin et deux cette nuit", a déclaré le magistrat, à la tête de la section antiterroriste du parquet de Paris. "L'enquête va désormais se poursuivre pour identifier d'éventuels complices ou coauteurs susceptibles de l'avoir aidé ou encouragé dans la préparation de son passage à l'acte", a-t-il ajouté.

Deux témoignages "déterminants"

Rémy Heitz est également revenu en détail sur les opérations qui ont conduit à la mort du fugitif, en rappelant qu'une "opération d’ampleur mobilisant un hélicoptère" avait été engagée dès 19h30, après deux témoignages "déterminants" de riverains. Une patrouille a alors croisé la route d'un homme suspect et a voulu l'appréhender, mais l'individu s'est alors "retourné en pointant son arme semblable à celle utilisée mardi soir" et a fait feu. Un projectile a atteint le véhicule de police au-dessus de la portière arrière gauche, puis les policiers ont riposté et tué Cherif Chekatt.

Ce dernier a été formellement identifié après comparaison de ses empreintes avec le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). Les enquêteurs ont découvert sur lui un revolver ancien chargé de six munitions – dont cinq étaient percutées – mais aussi un couteau et 8 autres munitions de calibre 8 mm dans la poche intérieure de sa parka. L’enquête, déjà ouverte pour les chefs d'"association de malfaiteurs terroristes criminelle", assassinat et de "tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste", a été étendue hier soir à la qualification de "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique".

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