Strasbourg : le récit de l'attaque

FRANCE 2

Mardi 11 décembre au soir, un homme a ouvert le feu dans le centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin). Le suspect, Chérif Chekatt, est toujours recherché par la police. 

Mardi 11 décembre au soir, à Strasbourg (Bas-Rhin), un homme filme sa rue. On entend deux détonations et on voit des policiers armes au poings. Un attentat est en cours sous ses fenêtres. Puis, on entend des cris stridents, paniqués, captés par un autre riverain. Sur le trottoir, un homme s'est effondré. C’est le début d'une soirée d'horreur dans la ville. Le marché de Noël va bientôt fermer ses portes quand un homme, muni d'une arme de poing et d'un couteau, remonte vers le centre-ville. À 19H47, devant le 10, rue des Orfèvres, il ouvre le feu et fait ses premières victimes. L’homme se déplace de rue en rue et crie "Allah akbar" selon plusieurs témoins. Les premiers secours se précipitent auprès des premiers blessés, au sol. Certains sont évacués en urgence absolue.

Une gigantesque chasse à l'homme

Dans le centre-ville, c'est la panique et la confusion. Tout le monde tente de se mettre à l'abri. Les clients d'un supermarché se retrouvent confinés à l'intérieur, avec interdiction de sortir. D'autres trouvent refuge dans les restaurants encore ouverts. Dehors, l'assaillant continue son parcours meurtrier quand il tombe nez à nez avec des militaires de la force Sentinelle. Une quinzaine de cartouches est tirée dans un échange de coups de feu. L'homme est blessé au bras, mais parvient à prendre la fuite. Vers 20h10, place des Moulins, il monte dans un taxi et demande qu'on le conduise dans le quartier du Neudorf. Durant les 10 minutes de route, il avoue au chauffeur son passage à l'acte et le justifie. Déposé près d'un commissariat, une nouvelle fusillade éclate avec des policiers en patrouille. Le tireur se déplace de rue en rue, fait encore feu à plusieurs reprises et les policiers finissent par perdre sa trace. Une gigantesque chasse à l'homme débute alors, dans une ville devenue déserte en une demi-heure à peine.

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