Fusillade à Strasbourg : le suspect était "radicalisé" mais "rien ne permettait de détecter un passage à l'acte", affirme Laurent Nuñez

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Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur invite à "la plus grande prudence" sur le fait que l'attaque puisse être qualifiée de "terroriste".

"Rien ne permettait de détecter un passage à l'acte" de l'homme fiché S qui a tué trois personnes et en a blessé 13 autres mardi 11 décembre à Strasbourg, d'après le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

"C'est un individu qui était radicalisé parce qu'il tenait des propos apologiques ou prosélytes en prison", a expliqué Laurent Nuñez mercredi sur France Inter, mais "rien" selon lui "ne permettait de détecter un passage à l'acte dans sa vie courante".

La motivation terroriste "pas encore établie"

"Il a fait plusieurs séjours en prison et c’est à l’occasion de ces séjours en prison qu'a été détectée chez lui une radicalisation, dans la pratique religieuse", a ajouté le secrétaire d'État. "C’est un individu connu en droit commun, c’est-à-dire qu’il était connu pour beaucoup de délits autres que liés au terrorisme", a-t-il poursuivi, ajoutant que si l'homme a un casier judiciaire "assez important", il n'a cependant "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme".

"La motivation terroriste de l'acte n'est pas encore établie", a-t-il rappelé, même si le parquet anti-terroriste est saisi de l'affaire. Il "invite à la plus grande prudence" sur cette qualification terroriste : "Vraiment, il faut être très très très prudent, beaucoup sont surpris par ce mode opératoire", a-t-il insisté.

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