Attentat de Strasbourg : une sixième personne soupçonnée d'avoir joué un rôle dans la fourniture d'armes a été interpellée

La police scientifique dans la rue du Lazaret dans le quartier de Neudorf, où a été abattu Cherif Chekatt par la brigade spécialisée de terrain (BST), à Strasbourg, le 13 décembre 2018.
La police scientifique dans la rue du Lazaret dans le quartier de Neudorf, où a été abattu Cherif Chekatt par la brigade spécialisée de terrain (BST), à Strasbourg, le 13 décembre 2018. (MAXPPP)

Mardi, trois hommes et deux femmes âgées de 23 à 46 ans avaient déjà été arrêtés à Strasbourg et ses environs. Tous sont en garde à vue.

Une sixième personne a été interpellée, mercredi 15 mai, en Alsace, dans l'enquête sur des armes détenues par l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, indique à franceinfo une source judiciaire, confirmant une information des Dernières Nouvelles d'Alsace. Selon cette source, l'interpellation et la garde à vue de cet homme de 32 ans ont été décidées à la demande des juges d'instruction antiterroristes parisiens chargés de l'enquête sur cet attentat.

Mardi, trois hommes et deux femmes, âgés de 23 à 46 ans, "membres de l'entourage d'individus soupçonnés d'avoir joué un rôle dans la fourniture d'arme", avaient déjà été arrêtés à Strasbourg et ses environs, selon les informations de France 3 Grand EstLes six gardes à vue se poursuivent mercredi soir, a précisé la source judiciaire à franceinfo. Cet attentat avait fait cinq morts et onze blessés le 11 décembre 2018. Son auteur, Cherif Chekatt, avait été abattu par une patrouille de police après deux jours de traque. Le matin du 11 décembre, les gendarmes avaient saisi à son domicile une grenade défensive, un revolver chargé, des munitions et quatre couteaux.

Début février, trois hommes, soupçonnés d'être liés à la fourniture du revolver du XIXe siècle dont s'est servi Chérif Chekatt au cours de son attaque, avaient été mis en examen par un juge d'instruction à Paris pour "détention et cession d'arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placés en détention provisoire. Le 17 décembre, dans ce même volet, un ami du tueur avait déjà été mis en examen pour les mêmes chefs et écroué.

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