Enseignant décapité : "Nous sommes doublement horrifiés par ce crime abject car c'est un nouvel affront à notre foi et à notre religion", s'indigne le CFCM

Mohammed Moussaoui, président du CFCM, à Paris, le 22 mars 2019.
Mohammed Moussaoui, président du CFCM, à Paris, le 22 mars 2019. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman réagit sur franceinfo à l'assassinant vendredi à Conflans-Sainte-Honorine de Samuel Paty, professeur d'histoire de 47 ans par un jeune homme russe d'origine tchétchène qui l'a décapité.

"En ce moment de recueillement mes pensées, mes prières sont pour la victime, sa famille et ses proches, ses élèves et ses collègues du collège. Nous sommes doublement horrifiés par ce crime abject car c'est un nouvel affront à notre foi et à notre religion", a réagi samedi 17 octobre sur franceinfo Mohammed Moussaoui, président du CFCM (Conseil français du culte musulman), après l'assassinant vendredi à Conflans-Sainte-Honorine de Samuel Paty, professeur d'histoire de 47 ans par un jeune homme russe d'origine tchétchène qui l'a décapité.

"Une insulte à la mémoire du prophète lui-même"

"Quoi de plus révoltant, de plus consternant, de plus offensant de voir un de nos concitoyens assassinés au nom de notre religion. Evoquer les caricatures du prophète de l'islam pour justifier ce crime ignoble est une insulte à la mémoire du prophète lui-même et à son message", a-t-il asséné. Selon Mohammed Moussaoui, "une personne a le droit de ne pas aimer, voire même de détester une caricature, mais rien, absolument rien ne saurait justifier l'assassinat d'un homme". Il dénonce un "odieux et ignoble crime"

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Pour lui, "les familles doivent faire confiance aux enseignants investis d'une mission noble et dont faisait partie cet enseignant, celle de l'éducation, de la transmission des valeurs à même de faire de nos enfants des citoyens de demain libres, à même de les prémunir contre les propagandes des prêcheurs de la haine".

Nous devons combattre avec toutes nos forces cet ennemi, incarnation de la haine, de la terreur et de la lâcheté cet ennemi qui se cache derrière un vocabulaire musulman n'a rien de religieux, sinon les slogans. Ses actes incarnent la trahison de tout ce qui est sacré, la sacralité de la vie humaine. Mohammed Moussaoui à franceinfo

Concernant Abdelhakim Sefrioui, figure de l'islam radical, qui se trouve parmi les dix personnes gardées à vue, Mohammed Moussaoui estime que "les pouvoirs publics doivent prendre les mesures qui s'imposent pour mettre hors état de nuire ce genre de personnes qui peuvent créer aux musulmans eux-mêmes les pires difficultés". "Les musulmans de France aspirent à vivre leur spiritualité et leur citoyenneté en toute confiance et c'est malheureusement ces personnes-là qui prônent un discours extrémiste qui font peur à notre société et qui essayent de créer la division pour séparer les musulmans de France de leurs concitoyens, il faut les en empêcher par tous les moyens légaux", a expliqué Mohammed Moussaoui.

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