Hommage aux victimes du terrorisme : Macron salue le "courage extraordinaire" de l'imprimeur de Dammartin-en-Goële

Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, se tient aux côtés de Michel Catalano dans l\'imprimerie de ce dernier à Dammartin-en-Goële, le 11 mars 2021.
Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, se tient aux côtés de Michel Catalano dans l'imprimerie de ce dernier à Dammartin-en-Goële, le 11 mars 2021. (GONZALO FUENTES / AFP)

Après avoir présidé une cérémonie aux Invalides, à Paris, jeudi matin, le chef de l'Etat s'est rendu sur les lieux de la prise d'otages fatale aux frères Kouachi en janvier 2015.

Emmanuel Macron s'est rendu, jeudi 11 mars, à l'imprimerie Catalano à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), où il a rencontré Michel Catalano, pris en otage par les frères Kouachi au cours de leur cavale après l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015. Ce déplacement s'inscrivait dans le cadre de la journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme, instaurée en 2019. Dans la matinée, le président de la République avait présidé une cérémonie aux Invalides.

Dépôt de gerbe, lecture et rencontres. Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte Macron, a déposé, jeudi matin, une gerbe devant la statue La Parole portée, représentant une femme décapitée, dédiée aux victimes des attentats. Un extrait du livre Le Lambeau du journaliste Philippe Lançon, grièvement blessé dans l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015, a été lu par Chloé Bertolus, la chirurgienne qui l'a opéré. Emmanuel Macron s'est ensuite entretenu avec les présidents de treize associations de victimes.

Déplacement à l'imprimerie de Dammartin-en-Goële. Après la cérémonie des Invalides, Emmanuel Macron s'est rendu à l'imprimerie Catalano. Encore traumatisé par cette journée, l'imprimeur, un quinquagénaire calme et grave, a montré au président les traces de l'assaut des gendarmes qui ont abattu les deux assaillants. "Il a été d'un courage extraordinaire pour sauver son salarié, son équipe, sa famille", a salué le chef de l'Etat, frappé par la manière dont le chef d'entreprise avait protégé son jeune salarié Lilian en taisant sa présence aux terroristes.

 "La menace terroriste reste toujours élevée", selon l'Elysée. Depuis janvier 2015, les attentats ont fait plus de 260 morts en France, les plus meurtriers ayant été ceux du 13 novembre 2015 avec 130 morts à Paris et Saint-Denis, et celui du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts). Au total, plus de 6 300 victimes et proches ont été pris en charge par le Fonds de garantie des victimes (FGTI) depuis 2015. Plus de 400 Français victimes d'un attentat à l'étranger ont été suivis ainsi que près de 1 000 victimes étrangères.

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