Projet d'attentat déjoué : un mineur proche de Rachid Kassim interpellé à Paris

Des policiers inspectent une voiture à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), le 8 septembre 2016, dans le cadre de l\'enquête sur un attentat déjoué à Paris.
Des policiers inspectent une voiture à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), le 8 septembre 2016, dans le cadre de l'enquête sur un attentat déjoué à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Cet homme était en lien avec Rachid Kassim, le possible commanditaire du commando de Notre-Dame.

Les enquêteurs redoutaient qu'il ne passe à l'acte de façon imminente. Un mineur a été interpellé, samedi 10 septembre, dans le 12e arrondissement de Paris, selon des sources judiciaires interrogées par franceinfo. Il était en lien avec Rachid Kassim, le possible commanditaire du commando de femmes qui projetaient une action terroriste avec des bonbonnes de gaz.

Selon l'AFP, cet adolescent avait fait l'objet d'une perquisition administrative et d'une assignation à résidence dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les attentats du 13 novembre. Il est entendu ce dimanche en garde à vue par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

L'ombre de Rachid Kassim

Originaire de Roanne (Loire), Rachid Kassim est un propagandiste très actif de l'EI. Il diffuse depuis les zones irako-syriennes des listes de cibles potentielles et de scénarios d'attentats en France. Selon les enquêteurs, il a téléguidé, de manière plus ou moins décisive, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre le 26 juillet, ainsi que le commando de femmes jihadistes démantelé cette semaine.

Manuel Valls a déclaré dimanche que la menace terroriste restait "maximale" en France, touchée depuis 2015 par une série d'attentats qui ont fait 238 morts. Le Premier ministre a également porté à environ 15 000, contre plus de 10 000 jusqu'à présent, l'estimation du nombre de personnes radicalisées en France.