Les liens suspects de Yassin Salhi en Syrie

L'homme suspecté d'avoir commis l'attentat du 26 juin en Isère a été présenté à un juge antiterroriste ce mardi 30 juin. Le point de France 2 sur l'enquête.

La garde à vue de Yassin Salhi a pris fin ce mardi 30 juin. L'homme, suspect n°1 dans l'attentat commis le 26 juin dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a été présenté à un juge antiterroriste, qui devrait prononcer sa mise en examen pour "assassinat en lien avec une entreprise terroriste".

Salhi nie les mobiles religieux et terroristes de son geste - il a notamment décapité un homme. François Molins, procureur de la République de Paris, a tenu une conférence. L'acte barbare commis "correspond très exactement aux mots d'ordre de Daesh (groupe Etat islamique, ndlr) qui appelle régulièrement à commettre des actes de terrorisme sur les territoires français, et précisément à égorger des 'mécréants'".

Il s'est rendu en Syrie

D'autres éléments ébranlent la défense de Yassin Salhi, qui n'évoque qu'un conflit personnel avec la victime, son patron Hervé Cornara. Le suspect était en contact avec au moins un membre du groupe EI en Syrie : un certain Sébastien-Yunes, qui a reçu deux photos macabres du crime et a revendiqué auprès d'un ami une part de responsabilité dans l'attentat. Yassin Salhi a aussi reconnu s'être rendu un Syrie il y a quelques années.

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