Attentat en Isère : le "Grand Ali" "condamne" l'acte de son ancien protégé Yassin Salhi

Le visage masqué par une serviette, Yassin Salhi quitte son appartement de Saint-Priest (Rhône) sous escorte policière, le 28 juin 2015.
Le visage masqué par une serviette, Yassin Salhi quitte son appartement de Saint-Priest (Rhône) sous escorte policière, le 28 juin 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Selon le parquet, l'auteur présumé de l'attaque à Saint-Quentin-Fallavier a attiré l'attention des services de renseignement par "sa fréquentation" de cette "figure du radicalisme à Pontarlier entre 2003 et 2005".

Il est l'un de ceux qui ont fréquenté Yassin Salhi lorsqu'il vivait à Pontarlier (Doubs). Frédéric Jean Salvi, alias "le Grand Ali", a déploré l'attentat commis à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), dans une interview publiée mardi 7 juillet par L'Est républicain. "Oui, je condamne cet acte, assure-t-il. Et si j'avais eu l'occasion de l'empêcher, je l'aurais fait."

Le rôle du "Grand Ali" dans la radicalisation de Yassin Salhi a été évoqué, le 30 juin, par le procureur de Paris, François Molins. Selon lui, l'auteur présumé de l'attentat en Isère a attiré l'attention des services de renseignement par "sa fréquentation du surnommé 'Grand Ali'", présenté comme une "figure du radicalisme à Pontarlier entre 2003 et 2005".

"Je n'ai jamais eu un quelconque ascendant sur lui"

Selon des enquêteurs, Frédéric Jean Salvi exerçait son influence sur un groupe de sept ou huit jeunes adeptes de l'islam radical à Pontarlier, dont Yassin Salhi. "Je n'ai jamais eu un quelconque ascendant sur lui, et encore moins été son mentor. Nous avons plutôt eu un cheminement spirituel parallèle à une époque donnée, tout au plus", rétorque l'intéressé dans son entretien à L'Est républicain. Les deux hommes ne seraient plus en contact depuis une dizaine d'années.

Interrogé sur le groupe Etat islamique, Frédéric Jean Salvi affirme n'avoir "aucune connaissance d'un éventuel lien entre lui (Yassin) et ce groupe", qui "ne représente absolument pas l'islam". Actuellement enseignant en sports de combat, cet ancien catholique pratiquant converti à l'islam vit à Leicester, dans le centre de l'Angleterre, avec sa femme et ses cinq enfants. "Je n’ai pris part à aucun attentat et je n’ai été mentor de qui que ce soit dans le but de commettre un attentat", assure-t-il. 

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