Attentat en Isère : "j'ai enfanté un monstre", s'écrie la mère d'un djihadiste français en Syrie

Des policiers escortent Yassin Salhi, le 28 juin 2015, à Saint-Priest (Rhône).
Des policiers escortent Yassin Salhi, le 28 juin 2015, à Saint-Priest (Rhône). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

La mère de Yunes-Sébastien a témoigné mercredi matin sur Europe 1. C'est lui qui a reçu le selfie macabre de Yassin Salhi. Il a confié à sa mère être "une des causes" de l'attentat.

Il dit être l'"une des causes" de l'attentat en Isère. Yunes-Sébastien, le jihadiste français à qui l'auteur présumé de l'attentat en Isère, Yassin Salhi, a envoyé, vendredi 26 juin, son selfie macabre, a fait cette confidence à sa mère, selon des propos rapportés mercredi 1er juillet par cette dernière sur Europe 1.

Ce technicien de 30 ans, originaire de Franche-Comté, se trouve actuellement en Syrie, près de Raqa, où il combat dans les rangs de l'organisation État islamique (EI). Il y est parti en novembre 2014, avec sa femme et sa fille. 

"Je ne peux pas vous dire si c'est lui qui a commandité"

Vendredi soir, quelques heures après l'attaque de l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, "j'ai écrit un message à mon fils par WhatsApp", pour lui parler de ce qui s'était passé, a raconté la mère de Yunes-Sébastien. "Oui, je sais, c'est un bon frère à moi", lui a-t-il répondu, à propos de Yassin Salhi. 

"Dans le message, [mon fils] me met : 'Je suis une des causes dans ce qu'il a fait'", a ajouté la mère. "Je ne peux pas vous dire si c'est lui qui a commandité" l'attentat, a-t-elle cependant précisé. L'existence de ce message avait été évoqué mardi matin par le procureur de la République de Paris, François Molins.

"Il m'a complètement berné"

Toujours sur Europe 1, la mère de Yunes-Sébastien a expliqué que son fils l'avait "bernée complétement"lors de son départ en Syrie. "Il m'a dit qu'il avait trouvé un travail, qu'il allait partir en Belgique, à Bruxelles exactement", raconte-t-elle.

"Pour moi, mon fils, depuis qu'il est parti, il a choisi ce pays, il a choisi ces barbares, poursuit-elle, en référence à l'Etat islamique.C'est comme si j'avais enfanté d'un monstre. Je lui en veux."

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