Radouane Lakdim : un défaut de surveillance des services de renseignement ?

France 2

Le procureur de la République de Paris François Molins est revenu ce 26 mars sur le parcours du délinquant, radicalisé, fiché S depuis 2014, mais dont le profil ne laissait pas présager d'un prochain passage à l'acte.

Radouane Lakdim a-t-il dupé les services de renseignement ? Certains signaux d'un éventuel passage à l'acte ont-ils été négligés ? Fiché S depuis 2014, ce Franco-Marocain avait été repéré par les policiers. La raison : sa présence régulière sur les forums salafistes. À l'époque, ils le soupçonnent également de vouloir rejoindre la zone irako-syrienne. Mais Radouane Lakdim a d'abord un passé de petit délinquant. Une première condamnation en 2011 pour port d'arme prohibé, il avait été arrêté avec 40 cartouches en sa possession.

Aucune radicalisation n'est détectée

Autre condamnation en 2015 pour usage de stupéfiants. Un an plus tard, il fait un mois de prison, mais aucune radicalisation n'est détectée. La mère de l'une des victimes de Mohammed Merah affirme l'avoir croisé à la même époque lors d'un déplacement à Carcassonne. "Son regard n'était pas dangereux, mais pas non plus sain", explique Latifa Ibn Ziaten. Radouane Lakdim faisait toujours l'objet d'une surveillance des services de renseignement. Il était convoqué au tribunal en avril prochain pour port d'arme blanche.

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