Attentats dans l'Aude : la compagne de Radouane Lakdim interrogée à la DGSI

France 2

L'enquête ainsi que la garde à vue des deux proches de Radouane Lakdim se poursuit. Sa compagne est désormais interrogée dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le point avec Frédéric Crotta, envoyé spécial sur place.

Les enquêteurs ont beaucoup de mal à tenir le profil psychologique de la compagne de Radouane Lakdim. "D'un côté, vous avez cette femme de 18 ans, fichée S, qui est apparemment en voie de déradicalisation, qui n'a plus de contact avec son compagnon depuis janvier, et qui nie surtout avoir été au courant de ses projets terroristes", relate le journaliste Frédéric Crotta en direct depuis les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). "Et de l'autre côté, la même jeune femme qui crie 'Allah Akbar' au moment de son arrestation. Les policiers la soupçonnent même d'avoir continué à entretenir des contacts avec son compagnon via une application cryptée, c'est ce que les policiers essayent de déterminer en ce moment."

Pas de signes précurseurs de passage à l'acte

On a appris que Radouane Lakdim devait être convoqué par les services de renseignement territoriaux. "Radouane Lakdim a reçu dans le courant du mois de mars un courrier avec l'en-tête du ministère de l'Intérieur, lui demandant de prendre contact pour un rendez-vous en avril", précise le journaliste. "Les services de renseignement envisageaient de lever sa surveillance et de clore son dossier, mais pour ça il fallait le voir, l'évaluer, lui parler. Jusqu'en mars 2018, François Molins l'a indiqué, il était suivi, mais son suivi n'a pas permis de déterminer de signes précurseurs de passage à l'acte."

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne