VIDEO. La mémoire dans la peau : des tatouages pour rendre hommage aux victimes d'attentats

Que ce soit à Manchester, Paris, Orlando ou New York, de nombreux survivants d'attaques terroristes choisissent de se faire tatouer à la suite de ces événements tragiques. Un geste thérapeutique, qui mêle deuil et résistance. 

Le petit salon de tatouage de Paul Taylor ne désemplit pas depuis la date tragique de l'attentat du 22 mai à Manchester. Depuis, le tatoueur affirme que près de 400 personnes sont venues se faire tatouer une abeille, symbole de la ville ouvrière britannique, autrefois surnommée "la ruche". Une acte de solidarité qui peut être une façon collective de rendre hommage aux victimes.

Comme à Manchester, de nombreux habitants de la ville d'Orlando, en Floride, s'étaient mobilisés en juin 2016 pour honorer la mort tragique de 49 personnes. A l'époque, c'est le motif d'un battement de cœur multicolore qui avait été retenu, pour symboliser le lieu de l'attaque, la boîte de nuit LBGT du "Pulse" ("le pouls"). A Paris, après le 13-Novembre, ce sont surtout des logos "Pray for Paris" ou des dessins de la tour Eiffel qui sont le plus demandés. 

J’avais une histoire que j’avais envie de garder vivante.

Max Giaconne à propos du 11-Septembre

à "USA Today"

Outre la solidarité collective, les tatouages commémoratifs peuvent aussi être une façon de se souvenir des proches perdus dans l'attentat, ou du fait qu'ils ont survécu. C'est ce qu'explique Max Giaconne à USA Today : "J'avais une histoire que j'avais envie de garder vivante," raconte le jeune homme, qui s'est fait tatouer un portrait de son père dans son dos, après sa mort dans les tours jumelles le 11 septembre 2001. 

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