La magistrate Elisabeth Pelsez nommée déléguée interministérielle à l'Aide aux victimes

Elisabeth Pelsez à Matignon à Paris, le 12 juillet 2017.
Elisabeth Pelsez à Matignon à Paris, le 12 juillet 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Elisabeth Pelsez est ancienne conseillère au ministère de la Justice sous Pascal Clément et Rachida Dati.

La magistrate Elisabeth Pelsez a été désignée, mercredi 12 juillet, déléguée interministérielle à l'Aide aux victimes, a annoncé Matignon. Cette nomination intervient après les critiques d'associations sur la disparition du secrétariat d'État créé par François Hollande après la sanglante vague d'attentats en France.

Ancienne conseillère au ministère de la Justice sous Pascal Clément et Rachida Dati, Elizabeth Pelsez, 56 ans, qui a occupé de nombreux postes en juridiction, sera officiellement nommée en Conseil des ministres "auprès de la garde des Sceaux" Nicole Belloubet, et non directement auprès du Premier ministre, comme le réclamaient plusieurs associations.

"Assurer la coordination de l'ensemble des services"

Elisabeth Pelsez aura pour mission d'"assurer la coordination de l'ensemble des services qui interviennent en matière d'aide aux victimes", a précisé le Premier ministre Edouard Philippe.

L'aide aux victimes, dossier assuré par l'Etat depuis plus de trente-cinq ans, est devenu particulièrement sensible quand les attentats ont fait 239 morts et des centaines de blessés depuis 2015. Sa réorganisation, décidée par l'exécutif, a heurté des associations de victimes et de proches des victimes.

Un Secrétariat général de l'aide aux victimes (Sgav) avait été créé en février à l'initiative de l'ancienne secrétaire d'État à l'Aide aux victimes Juliette Méadel. Les effectifs de l'ex-Sgav seront placés sous l'autorité d'Elisabeth Pelsez, a précisé Edouard Philippe.

"Clairement, on a perdu la bataille", a réagi Stéphane Gicquel de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC). "Nous voulions le maintien du secrétariat général, une sorte de 'task force' auprès du Premier ministre". Cette structure "disparaît, personne ne sait pourquoi, ça fonctionnait", regrette aussi Alexis Lebrun de Life for Paris, l'une des associations créées après les attentats du 13-Novembre. Pour autant, les associations saluent qu'une décision ait été prise par le gouvernement.

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