La chute de Daesh à Raqqa est "une bonne nouvelle, en même temps ce n’est pas non plus la fin du terrorisme"

Georges Salines, président de l\'association \"13 novembre : fraternité et vérité\", le 21 mars 2016 à l\'Elysée.
Georges Salines, président de l'association "13 novembre : fraternité et vérité", le 21 mars 2016 à l'Elysée. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Georges Salines, administrateur de l'association "13-Novembre : Fraternité et Vérité" a réagi à la chute de Raqqa, en Syrie. Pour lui, la perte de sa fille, décédée dans les attentats du 13-Novembre, "est complètement irréparable et séparée du sujet". 

La ville de Raqqa en Syrie est officiellement tombée mardi 17 octobre aux mains des forces soutenues par les États-Unis, après près de quatre mois de combats acharnés contre Daesh. "C’est une étape très importante qui, je l’espère, va conduire le plus rapidement possible à la liquidation totale de l’État islamique en Syrie et en Irak", a estimé sur franceinfo Georges Salines, administrateur de l'association 13 Novembre : Fraternité et Vérité. "C’est une bonne nouvelle, en même temps ce n’est pas non plus la fin du terrorisme, malheureusement", témoigne Georges Salines.

Ces derniers jours on a eu le terrible attentat de Mogadiscio avec 300 morts, le terrorisme islamiste est multiformeGeorges Salines,
association 13 Novembre : Fraternité et Vérité
à franceinfo

La chute de Raqqa permet-elle une reconstruction et participe-t-elle au travail de deuil ? "À titre tout à fait personnel, non", répond Georges Salines. 

Le deuil et la perte de ma fille est une chose qui pour moi est complètement irréparable et séparée de ce sujet. Malheureusement ça ne résout pas la blessure intimeGeorges Salines,
association 13 Novembre : Fraternité et Vérité
à franceinfo

Malgré tout, pour l'administrateur de l'association 13-Novembre: Fraternité et Vérité, "il était absolument nécessaire de conduire ces opérations militaires et de vaincre l’État islamique, ne serait-ce que pour éviter cette espèce de discours de la 'secret story' qui était vendu à des jeunes radicalisés. Il y avait une mythologie qui s’était construite autour de Daesh. Mais il ne faut s’illusionner, ce n’est pas ça qui mettra fin au jihadisme."