Concert de Sting : la musique résonne de nouveau au Bataclan un an après les attentats

Le concert de Sting le 12 novembre 2016 au Bataclan, à Paris.
Le concert de Sting le 12 novembre 2016 au Bataclan, à Paris. (BORIS ALLIN / HANS LUCAS)

Le chanteur a su mêler musique et hommage pour cette soirée hautement symbolique.

Une minute de silence, puis ces mots : "ce soir nous avons deux tâches à concilier: d'abord se souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque, ensuite célébrer la vie, la musique dans ce lieu historique". C'est ainsi que Sting a commencé ce concert chargé d'émotion, le premier dans la salle rénovée du Bataclan, samedi 12 novembre, un an après les attentats de Paris. 

"Fragile" pour commencer

Les spectateurs qui s'attendaient à un concert classique de l'ancien leader de "Police" se sont trompés. Il a ouvert le concert par un morceau hautement symbolique, Fragile, où on l'entend chanter : "si tu savais comme nous sommes fragiles". Pendant une heure et demie, il a alterné ses tubes (Roxane, Message in a bottle, Every breath you take) avec d'autres morceaux avec une résonance particulière, vues les circonstances.

Comme Inch'Allah, une de ses dernières chansons, consacrée au drame des migrants. "C'est un mot magnifique", a lancé le chanteur anglais. Il a conclu son tour de chant par un morceau accoustique dédié au journaliste James Foley, victime de l'Etat islamique. Au moment de quitter la scène, il a lancé : "vive le Bataclan".

Dans le public, les fans côtoyaient des survivants et des proches des victimes de l'attaque du 13 novembre où 90 spectateurs du concert des Eagles of Death Metal avaient été tués par trois jihadistes. Certains étaient venus avec des fleurs. Dans le public, c'est un mélange d'émotion, entre cris de joie, applaudissements mais aussi quelques larmes sur certains visages. Les deux membres du groupe qui avaient fait le déplacement eux, se sont vus interdire l'accès à la salle par la direction du Bataclan.

"Une reconquête par la musique"

De nombreuses personnalités étaient présentes : la maire de Paris Anne Hidalgo, la ministre de la Culture Audrey Azoulay, les chanteuses Patricia Kaas, Jeanne Cherhal et Lou Doillon. "C'est juste important d'être là", a glissé cette dernière avant le concert. La recette du spectacle sera reversée à deux associations de victimes: Life for Paris et 13 novembre: Fraternité et Vérité.

Pour Georges Salines, président de l'association de victimes "13 novembre: Fraternité et Vérité" et qui a perdu sa fille Lola, la réouverture du Bataclan, "c'est presque une reconquête d'un espace par la musique, par la fête, contre les forces de mort".

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