Attentats : les victimes du terrorisme seront intégralement remboursées de leurs frais de santé à partir de 2017

Des secouristes évacuent un blessé des attentats, le 13 novembre 2015 à Paris.
Des secouristes évacuent un blessé des attentats, le 13 novembre 2015 à Paris. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

La secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a fait cette annonce, mardi atin, sur Europe 1.

Des soins gratuits pour les victimes du terrorisme. La secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a annoncé, mardi 5 juillet sur Europe 1, qu'elles seront remboursées intégralement de leurs frais de santé, c'est-à-dire "au-delà du tarif de la sécurité sociale", à partir de 2017. Une annonce qui intervient alors que la commission d'enquête parlementaire rend ses conclusions sur les attentats qui ont touché la capitale en 2015.

>> Attentats du 13 novembre : suivez en direct les conclusions de la commission d'enquête parlementaire 

"Nous mettons en place, avec Marisol Touraine [la ministre de la Santé] la gratuité réelle des frais de santé pour les victimes du terrorisme, a déclaré Juliette Méadel. Les frais d'appareillage, les dépassements d'honoraires seront intégralement pris en charge, et donc les victimes du terrorisme n'auront plus à faire l'avance des frais."

Il faut "simplifier la vie des victimes du terrorisme"

Cette "gratuité réelle", qui devrait démarrer l'an prochain, sera mise en place, selon elle, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017. D'ici là, le dispositif actuel sera prolongé encore un an à partir du 13 novembre 2016, ajoute-t-elle : "Jusqu'en 2017, on prolonge le dispositif de 100% aux frais de la sécurité sociale, ce qui n'est pas la même chose car le 100% tarif sécu ne couvre pas les dépassements d'honoraires".

Interrogée sur les critiques des victimes, le jour de la présentation des conclusions du rapport d'enquête parlementaire sur les attentats, Juliette Méadel a insisté sur l'importance de "simplifier la vie des victimes du terrorisme dans leur parcours administratif"

"Je [les] comprends. Quand vous avez été blessé, handicapé, quand vous êtes victimes de syndrome post-traumatique, je comprends qu'on ne supporte pas d'avoir à faire toute une série de démarches administratives, nous y travaillons. (...) Chaque service public fait son maximum et nous, nous mettons de l'huile dans les rouages et nous accélérons car pour les victimes d'attentats terroristes il n'est pas possible d'avoir ce tracas en plus", a-t-elle conclu.

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