13-Novembre : la famille d'une victime du Val-d'Oise se sent "abandonnée"

France 2

Le 13 novembre 2015, Gilles Leclerc était au Bataclan, où ce jeune fleuriste allait perdre la vie. Depuis deux ans, sa mère n'a plus la force de faire face aux difficultés administratives.

Avec son téléphone portable, Nelly Leclerc montre à sa fille sa boutique de fleurs autrefois colorée et pleine de vie. Avec la mort de son fils Gilles, tué au Bataclan le 13 novembre 2015, sa boutique de fleurs de Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise) s'est aussi éteinte. Son fils devait reprendre l'entreprise familiale. Nelly n'a plus la force de poursuivre son activité.

"Abandonnés"

"On se sent abandonné depuis le début. Je ne m'occupe pas des papiers. Mon mari parfois craque, il n'en peut plus", confie Nelly Leclerc. Deux ans après les attentats, les parents de Gilles n'ont pas été entièrement indemnisés. Et le préjudice économique subi après la mort de leur fils n'est toujours pas reconnu. En attendant, comme unique réconfort, une plaque à la mémoire du jeune homme a été dévoilée à proximité de son école. Et le nom de Gilles Leclerc sera inscrit sur le monument aux morts de la commune.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne