Une Marianne "porteuse d'espoir" : la carte de vœux du ministère de l'Intérieur dessinée par l'auteur de la Marianne en pleurs

Benjamin Régnier a dessiné la carte de voeux 2018 du ministère de l\'Intérieur.
Benjamin Régnier a dessiné la carte de voeux 2018 du ministère de l'Intérieur. (BENJAMIN REGNIER POUR LE MINISTERE DE L'INTERIEUR)

Le jeune homme qui avait dessiné une "Marianne en pleurs" au lendemain des attentats du 13-Novembre a réalisé la carte de vœux 2018 du ministère de l'Intérieur. Il explique à franceinfo la genèse de cette carte de vœux.

La carte de vœux 2018 du ministère de l'Intérieur est l'œuvre d'un étudiant lyonnais. Benjamin Régnier, 23 ans, a été choisi parce qu'il est l'auteur de la "Marianne en pleurs". Ce dessin, publié sur la page Facebook du quotidien Le Monde le lendemain des attentats du 13 novembre 2015, avait fait le tour du monde, comme le symbole de la tristesse des Français. La Marianne 2018 de Benjamin Régnier reprend les mêmes couleurs mais, cette fois-ci, elle est pleine d'espoir.

Une suite à sa Marianne de 2015

Une Marianne pleurant des larmes bleues et rouges sur fond blanc, reproduisant le drapeau français : ce dessin, signé BR, avait été partagé 220 000 fois juste après les attentats franciliens, dans le monde entier. Son auteur, Benjamin Régnier, avait alors 21 ans. L'étudiant en design de mode à Paris a ensuite repris ensuite son quotidien, jusqu'à il y a quelques semaines : "J'ai reçu un mail de mon ancienne école me disant que le ministère de l'Intérieur cherchait à me contacter." La nouvelle le surprend : "Je suis resté un peu interrogatif..."

Benjamin Régnier contacte alors le ministère de l'Intérieur qui lui propose de dessiner sa carte de vœux 2018. Honoré, le jeune homme accepte et propose de dessiner une suite à sa Marianne de 2015. "C'est une Marianne qui reprend graphiquement le même esprit que la précédente, qui a la tête haute, qui est porteuse d'espoir, qui est fière. On ne reste pas sur l'ancienne qui pleure." Le dessin est accompagné par la devise de la République française. Comme un symbole, deux ans après, que la France n'oublie pas les rescapés et les familles de victimes.