Le père d'une victime des attentats de Paris attaque Facebook, Twitter et Google en justice

Un portrait de Nohemi Gonzalez, lors de ses obsèques, le 4 décembre 2015 à Downey (Californie).
Un portrait de Nohemi Gonzalez, lors de ses obsèques, le 4 décembre 2015 à Downey (Californie). (GENARO MOLINA / AFP)

Il reproche aux trois entreprises d'avoir sciemment permis au groupe Etat islamique de recruter des membres, de récolter des fonds et de diffuser sa propagande sur les réseaux sociaux.

Il s'attaque à Google, Facebook et Twitter. Le père d'une victime américaine tuée sur la terrasse du Carillon, à Paris, le 13 novembre 2015, poursuit ces trois géants du web en justice. Il affirme qu'ils ont fourni aux terroristes "un soutien matériel", rapporte l'agence AP.

Reynaldo Gonzalez a déposé plainte auprès d'un tribunal de Californie, mardi 14 juin. Il reproche aux trois entreprises d'avoir sciemment permis au groupe Etat islamique de recruter des membres, de récolter des fonds et de diffuser sa propagande sur les réseaux sociaux.

Un plainte sans fondement, selon Facebook et Twitter

Agée de 23 ans, sa fille, Nohemi, étudiait à Paris pour un semestre dans le cadre d'un programme d'échange à la Strate, l'école de design de Sèvres (Hauts-de-Seine) depuis le mois de septembre. Le soir du 13 novembre, elle était sortie avec d'autres étudiants de son université américaine de Californie pour boire une bière en terrasse.

Facebook et Twitter ont jugé cette plainte sans fondement, les compagnies assurant qu'elles agissaient contre les contenus extrémistes. De son côté, Google explique prohiber toute incitation à la violence et supprimer les vidéos litigieuses.

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