"Ils nous ont sauvés" : des rescapés du Bataclan publient une tribune pour soutenir la BRI

Des membres de la BRI (Brigade de recherche et d\'intervention) lors de l\'attentat du marché de Noël de Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Des membres de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) lors de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, le 12 décembre 2018. (PATRICK SEEGER / EPA / MAXPPP)

Le préfet de police de Paris envisage de réformer la BRI, la Brigade de recherche et d’intervention. Elle changerait de commandement, pour être sous la coupe du RAID, l’unité d’intervention nationale de la police.

Des survivants du Bataclan affichent publiquement leur soutien aux membres de la BRI, la Brigade de recherche et d'intervention de Paris. Cette unité, qui était en première ligne lors des attentats du 13 novembre 2015, pourrait faire les frais d'une réforme au sein de la préfecture de police de Paris, et être rattachée au RAID, un service parfois concurrent.

"Ils ont risqué leur vie pour sauver la nôtre"

Ce projet de réforme inquiète beaucoup les membres de la BRI, mais pas seulement. Sept rescapés du Bataclan, qui craignent une "dissolution" de l'unité, ont signé une lettre ouverte, diffusée sur les réseaux sociaux mercredi 14 août, pour soutenir ses membres. "Il est pour nous logique et naturel de défendre les hommes qui ont risqué leur vie pour sauver la nôtre", peut-on lire dans cette tribune.

"Si j'ai survécu, c'est grâce à l'intervention de la BRI, témoigne Grégory, l'un des signataires, interrogé par France Culture. Par leur sang-froid et leur dévouement, leur courage, ils ont pris leurs responsabilités et ils nous ont sauvés. C'est une intervention qui a fonctionné. Et les choses qui fonctionnent, il ne faut pas les détruire, il faut les consolider, les garder."

"Rien n'est acté"

À ce stade, pourtant, il n'y a pas d’indication que la BRI sera dissoute. Un rapport a été remis sur le sujet au ministre de l’Intérieur par le préfet de police de Paris, confirme un cadre de la BRI à franceinfo, jeudi 15 août. Il envisage de réformer la Brigade d’intervention pour des raisons tant opérationnelles que budgétaires. La BRI ne disparaîtrait pas, mais changerait de commandement, pour être sous la coupe du RAID, l’unité d’intervention nationale de la police.

Ce sont pourtant deux services dont les chefs avaient plusieurs fois exposé au grand jour leurs différends. Si l'inquiétude est réelle côté BRI, "rien n'est acté", selon une source proche du préfet de police. Les rescapés du Bataclan promettent, eux, de rester vigilants sur le sujet.

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