Attentat de Nice : députés et sénateurs s'accordent sur une prolongation de six mois de l'état d'urgence

La promenade des Anglais, à Nice, au lendemain de l\'attentat, le 15 juillet 2016. 
La promenade des Anglais, à Nice, au lendemain de l'attentat, le 15 juillet 2016.  (XU JINQUAN / NURPHOTO / AFP)

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'Assemblée nationale avait voté massivement le projet de loi.

Près d'une semaine après l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes), le Parlement s'est accordé sur une prolongation de six mois de l'état d'urgence, mercredi 20 juillet. A la suite de l'adoption du texte par le Sénat, une commission mixte paritaire s'est réunie mercredi soir et un accord a été trouvé quelques heures plus tard, ont annoncé des élus qui ont participé à cette commission. Le compromis doit être soumis jeudi aux deux chambres pour un vote définitif.

Accord de l'Assemblée nationale et du Sénat. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat s'est réunie, mercredi soir, après l'adoption du texte par le Sénat.

 Une première garde à vue prolongée mardi soir. Un homme de 40 ans, arrêté vendredi et présenté comme une vielle connaissance du tueur, avait déjà vu sa garde à vue prolongée au-delà de 96 heures. De telles prolongations, qui peuvent aller jusqu'à six jours, ne peuvent être décidées qu'en matière antiterroriste, notamment en cas de menace d'attentat imminent.

La garde à vue d'un deuxième suspect prolongée. La détention d'un homme de 22 ans a été prolongée mercredi au-delà de quatre jours. Le suspect est le destinataire d'un SMS envoyé par le tueur de Nice, évoquant des "armes" quelques minutes avant l'attentat.

23h32 : Selon une journaliste du Monde, la commission mixte paritaire a retenu beaucoup d'amendements présents dans le texte voté par le Sénat. En revanche, les députés et sénateurs n'ont pas retenu la rétention de sûreté pour les terroristes condamnés.

23h01 : Les députés et sénateurs sont parvenus à un accord sur le projet de loi prolongeant l'état d'urgence pendant six mois. Le compromis ainsi trouvé doit maintenant être entériné en séance par l'Assemblée demain midi, puis par le Sénat dans l'après-midi.

23h00 : Justement, le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur annonce à l'instant qu'un accord a été trouvé par la commission mixte paritaire.

22h58 : @gaetan Elle a débuté, en effet, en présence de sept députés et sept sénateurs, qui tentent d'aboutir à un texte commun sur la prolongation de l'état d'urgence. Mais cette commission n'est pas publique, à la différence d'autres travaux parlementaires.

22h56 : La commission mixte paritaire a-t-elle commencé ?

05h09 : Une nouvelle vidéo de l'Etat islamique revendique et félicite l'attentat de Nice, selon plusieurs observateurs du groupe terroriste.

04h19 : Le Sénat a adopté un texte modifié du projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence. Une commission mixte paritaire est donc réunie ce soir, pour trouver un consensus sur le projet, qui sera de nouveau examiné demain dans les deux chambres.

04h19 : La police nationale était chargée de se concentrer au cœur de la zone piétonne, où étaient donnés les concerts, poursuit Libération. Rien n'indique qu'ils auraient pu stopper l'attaque. Mais cette version tranche avec les propos du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve : "La police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais".

04h23 : Après l'attaque de Nice, la préfecture a assuré que des agents de la police nationale se trouvaient sur le point d'entrée du camion, avec des voitures pour faire barrage.

Mais selon Libération, la police nationale était absente sur la partie piétonne de la promenade des Anglais, qui commence à l'angle avec le boulevard Gambetta. Le quotidien évoque deux policiers municipaux, des barrières métalliques et une voiture de la police municipale (photo ci-dessus).

04h24 : Le village de Bram (Aude) a rendu hommage à Gisèle et Germain Lyon, deux victimes de l'attentat de Nice, le 14 juillet dernier. Une marche silencieuse a réuni au moins 600 personnes, indique France 3 Languedoc-Roussillon.




LR F. HERTMANN / FRANCE 3

21h01 : Mais les sénateurs ont durci le texte. Celui-ci devra donc être renvoyé en commission mixte paritaire (CMP), ce soir. Ensuite, le texte doit être entériné demain en séance publique, dans les deux chambres, pour adoption définitive du projet de loi.

20h59 : Comme l'Assemblée nationale, hier, le Sénat a adopté le projet de loi prorogeant l'état d'urgence pour une durée de six mois, par 310 voix contre 26.

20h54 : Le Sénat adopte la prolongation de l'état d'urgence.

04h28 : "Ce qui marque le plus ce sont les enfants. Je pense que ça me marquera tout au long de ma vie." Pierre, policier, est intervenu sur la promenade des Anglais, lors de l'attaque au camion. Il s'est confié au micro de nos confrères de France 3.

FRANCE 3

19h49 : Une marche blanche se déroule à Herserange (Meurthe-et-Moselle), en mémoire à six membres d'une même famille tués dans l'attaque au camion de Nice, le 14 juillet. Quelque 1500 personnes sont présentes, selon France 3 Lorraine.

04h36 : Manuel Valls a répliqué aux critiques d'élus niçois, en premier lieu Christian Estrosi, sur le dispositif de sécurité le soir de l'attentat du 14 juillet. Il a souligné que celui-ci avait été "concerté, consenti et validé" par le maire de Nice, notamment sur l'accès à la promenade des Anglais. Voici la séquence.




(FRANCE 3)

16h59 : "Vous pensez que, comme les autres êtres humains, nous ne nous posons pas des questions sur tout ce qui a été fait, pas fait, pour empêcher ces drames? Vous nous prenez pour qui ? Vous pensez que nous n'avons pas un moment de conscience et que nous ne nous posons pas, M. le député, des questions fondamentales ?"

Tout à l'heure à l'Assemblée, Manuel Valls a répliqué aux critiques de la droite sur les moyens mis en place par l'exécutif pour lutter contre le terrorisme.

04h37 : Après l'attentat de Nice, des évènements estivaux ont été annulés à Paris, faute de "garanties satisfaisantes de sécurité", a annoncé la préfecture de police de la capitale. Le détail dans notre article.



(GEOFFROY VAN DER HASSELT / ANADOLU AGENCY / AFP)

16h01 : Le députéYves Nicolin (Les Républicains) s'en prend à Manuel Valls et à son absence de mea culpa après l'attentat de Nice.

15h51 : "Le salafisme est une minorité de l'islam de France. C'est une minorité agissante qui gagne des batailles."

04h40 : Manuel Valls est interrogé par la députée de l'Essonne Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet au sujet du salafisme. "Le terrorisme prospère sur un terreau fertile : le salafisme, dérive sectaire de l'islam", dit-elle.

15h43 : Après l'attentat qui a causé la mort de 84 personnes, le 14 juillet à Nice, quatre cellules d'urgence médico-psychologique ont été mises en place. Notre envoyée spéciale Juliette Duclos s'est rendue au sein de la cellule spécialement destinée aux enfants à l'hôpital pédiatrique Lenval. Reportage.



(JULIETTE DUCLOS / FRANCETV INFO)

15h39 : Le Premier ministre est longuement revenu sur le dispositif mis en place pour sécuriser le feu d'artifice du 14-Juillet à Nice. "Il y avait 85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures, 64 entre 22 heures et 23 heures. Nous tenons un tableau récapitulatif", défend le chef du gouvernement. Et Manuel Valls rappelle que la mairie de Nice a validé le dispositif avec la préfecture.

15h29 : "Nous voyons bien que nous faisons face à deux modes opératoires : premièrement, l'action de groupe organisée depuis la Syrie. Deuxièmement, l'action coordonnée depuis notre sol", prévient Manuel Valls.

15h28 : Le Premier ministre estime que les mesures prises depuis 2012 en matière de lutte antiterroriste "nous permettent d'avoir un arsenal adapté".

Toutefois, Manuel Valls ajoute : "Il faut en permanence s'adapter parce que l'adversaire s'adapte en permanence."

04h40 : Manuel Valls revient sur les huées qui ont suivi la minute de silence sur la promenade des Anglais, à Nice. "Il nous appartient, à nous qui dirigeons la Nation, d'endosser ce poids", déclare le Premier ministre devant les députés.

15h20 : "Notre mission, c'est de protéger les Français. Ils sont inquiets."

15h14 : Voici, en vidéo, la minute de silence observée à l'Assemblée nationale en hommage aux victimes de l'attentat de Nice.


(FRANCE TELEVISIONS)

15h11 : Particularité de cette séance de questions au gouvernement : cinq députés vont poser leurs questions, le Premier ministre leur apportera ensuite une réponse globale.

15h08 : Vous pouvez suivre en direct la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale consacrée à l'attentat de Nice qui vient de commencer par une minute de silence, observée par le gouvernement et les élus.

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