DIRECT. Jawad Bendaoud "n'est pas un terroriste", explique le procureur

Des journalistes attentent pour rentrer dans la salle d\'audience du procès de Jawad Bendaoud, mercredi 24 janvier 2018 à Paris.
Des journalistes attentent pour rentrer dans la salle d'audience du procès de Jawad Bendaoud, mercredi 24 janvier 2018 à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le procès du "logeur" de jihadistes des attentats du 13-Novembre a commencé mercredi à Paris.

Il a été la risée d'une France sous le choc après les attentats du 13 novembre 2015. Jawad Bendaoud, le "logeur" d'Abdelhamid Abaaoud et de son complice Chakib Akrouh, se retrouve dans le box des accusés, mercredi 24 janvier, au tribunal correctionnel de Paris. Le transfèrement de cet homme de 31 ans, qui comparaît pour "recel de malfaiteurs terroristes", a pu avoir lieu, malgré le mouvement des surveillants pénitentiaires, qui menaçaient de le retarderSuivez en direct la première journée d'audience de ce procès qui doit durer jusqu'au 14 février. 

Le premier procès lié aux attentats de Paris. Les avocats avaient demandé que ce procès emblématique se déroule à huis clos, à l'abri de la "sphère médiatique". En vain. De nombreux journalistes vont donc suivre les audiences. Entre 300 et 350 parties civiles, dont des victimes des attaques du 13-Novembre, sont annoncées. La 16e chambre du tribunal ne suffisant pas, le procès sera retransmis sur écran géant. La salle des criées et celle des pas perdus sont spécialement aménagées. Une tente, destinée aux victimes qui souhaiteraient bénéficier d'un soutien psychologique, a également été installée.

Pression des surveillants de prison. Mardi soir, en pleine mobilisation des surveillants pénitentiaires, le syndicat Ufap-Unsa Justice a menacé d'empêcher l'extraction de Jawad Bendaoud pour le début du procès, prévu à 13h30. Mercredi matin, les forces de l'ordre ont finalement dégagé les accès barrés par une centaine de surveillants à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), où le prévenu était arrivé lundi.

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