Propos de Salah Abdeslam à son procès : "Une violence nouvelle faite aux victimes", selon une association de victimes

Le procès de Salah Abdeslam s\'ouvre à Bruxelles sous très haute sécurité.
Le procès de Salah Abdeslam s'ouvre à Bruxelles sous très haute sécurité. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Alors que le procès en Belgique de Salah Abdeslam a commencé lundi, Georges Salines, père d'une victime des attentats du Bataclan et fondateur de l'association "13 novembre : fraternité et vérité", dénonce l'attitude du terroriste présumé au début de l'audience.

Georges Salines, membre fondateur, ancien président et toujours administrateur de l'association "13 novembre : fraternité et vérité" a réagi, lundi 5 février sur franceinfo, aux quelques phrases qu'a prononcées Salah Abdeslam à l'ouverture de son procès en Belgique.

Jugé pour une fusillade en mars 2016 lors de sa cavale à Forest en Belgique, le seul membre encore vivant des commandos du 13-Novembre a répliqué aux questions de la présidente. "Je n'ai pas peur de vous, je place ma confiance en Allah !", a lancé le terroriste présumé. "Ce sont des phrases de propagande, a dénoncé Georges Salines. Et je les prends comme une violence nouvelle faite aux victimes qui est une violence d'un autre ordre que les pitreries de Jawad Bendaoud."

"Fermement attachés à l'État de droit"

Le père de Lola, qui fait partie des 90 victimes du Bataclan, une des cibles des attaques qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, a tenu à rappeler sur franceinfo que Salah Abdeslam n'était pas jugé "parce qu'il est musulman", mais parce qu'il "est le complice du meurtre de très nombreuses personnes".

Par ailleurs, Georges Salines a dit sur franceinfo espérer que Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, sera "prudent" et "évitera toute provocation vis-à-vis des victimes" pour ne pas "rajouter de la souffrance à la souffrance de manière tout à fait inutile", a-t-il précisé"Nous sommes très fermement attachés à l'État de droit et à la possibilité de tout accusé d'avoir un défenseur et à la liberté des avocats de choisir leur défense", a ajouté Georges Salines.

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