Attentats du 13 novembre : le frère de Salah Abdeslam lui demande de "s'exprimer"

Mohamed Abdeslam, frère des terroristes Brahim et Salah Abdeslam, place une bougie sur un balcon en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, le 18 novembre 2015 à Molenbeek, une commune de Bruxelles (Belgique).
Mohamed Abdeslam, frère des terroristes Brahim et Salah Abdeslam, place une bougie sur un balcon en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, le 18 novembre 2015 à Molenbeek, une commune de Bruxelles (Belgique). (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Cette demande intervient cinq jours après que les avocats de Salah Abdeslam ont décidé de renoncer à le défendre. Le principal suspect encore vivant après les attentats de Paris s'est en effet muré dans le silence.

Il affirme que son frère est aujourd'hui "plus en retrait, plus refermé sur lui-même". Dans un entretien accordé à RTL, Mohamed Abdeslam demande, lundi 17 octobre, à son frère Salah, suspect-clé des attentats parisiens du 13 novembre, de "s'exprimer".

Une requête qui intervient cinq jours après que les avocats de Salah Abdeslam ont décidé de renoncer à le défendre, en raison de son obstination à se murer dans le silence.

"Lors de mes visites en Belgique, j'ai vraiment eu un Salah Abdeslam qui était prêt à s'exprimer. (...) Quelques mois après, c'est une autre personne que j'ai en face de moi, j'ai effectivement pu constater que Salah était plus en retrait, qu'il était plus renfermé sur lui-même", détaille Mohamed Abdeslam.

S'il persiste à se taire, "ce sera une déception"

Salah Abdeslam, Français de Belgique de 27 ans, a été, selon les enquêteurs, au cœur des préparatifs des attentats les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts. Son frère Brahim, qui était aussi un des membres du commando, s'est fait exploser le 13 novembre. Après quatre mois de cavale à Bruxelles, Salah Abdeslam a été arrêté le 18 mars 2016 avant d'être remis le 27 avril à la justice française, qui l'a mis en examen notamment pour assassinats terroristes. Il est désormais placé à l'isolement et surveillé 24h/24 par vidéo dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).

"Cette incarcération, toutes ces conditions qui sont extrêmement difficiles de détention, le renferment sur lui-même et j'ai parfois même l'impression qu'il est quelque part encore plus radicalisé que déradicalisé", affirme Mohamed Abdeslam au sujet de son frère, qui affirme lui rendre visite tous les trois mois.

Il explique en outre attendre "beaucoup" du procès. Mais "si c'est pour avoir un Salah Abdeslam derrière un box où il ne s'exprime pas, ce sera une déception pour nous tous".

Vous êtes à nouveau en ligne