Attentats de Paris : l'un des kamikazes lié avec un jihadiste belge de l'Etat islamique

La police scientifique enquête, le 14 novembre 2015, sur le lieu d\'une explosion, boulevard Voltaire, à Paris.
La police scientifique enquête, le 14 novembre 2015, sur le lieu d'une explosion, boulevard Voltaire, à Paris. (WILLIAM ABENHEIM / SIPA)

Le journal "De Standaard" affirme que Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser boulevard Voltaire, a côtoyé le cerveau présumé des attaques déjouées en janvier à Verviers, dans l'est de la Belgique.

L'un des auteurs des attentats meurtriers de Paris a côtoyé, dans le passé, un jihadiste belge notoire du groupe Etat islamique, considéré en Belgique comme le cerveau des attaques déjouées en janvier à Verviers (est), affirme De Standaard (en flamand), lundi 16 novembre. "Les enquêteurs voient un lien avec Verviers", titre le journal en référence à une cellule jihadiste démantelée en janvier, alors qu'elle s'apprêtait à s'attaquer à des policiers ou à des commissariats, quelques jours après les attentats contre Charlie Hebdo.

Selon De Standaard, les noms de Brahim Abdeslam, mort en actionnant une ceinture d'explosifs boulevard Voltaire à Paris vendredi soir, et d'Abdelhamid Abaaoud, considéré comme le commanditaire des attentats projetés par la cellule de Verviers, apparaissent dans plusieurs dossiers criminels de droit commun, pour des faits commis à Bruxelles en 2010 et en 2011.

Le jihadiste aurait réussi à regagner la Syrie

Brahim Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud ont tous deux vécu dans la commune bruxelloise de Molenbeek, d'où sont originaires plusieurs suspects dans les attentats de Paris. Abdelhamid Abaaoud, activement recherché dès le lendemain de l'assaut donné par la police contre la cache des jihadistes présumés à Verviers le 15 janvier 2015, avait affirmé avoir réussi à regagner la Syrie, dans Dabiq, média anglophone du groupe Etat islamique (EI).

Egalement connu sous le pseudonyme d'Abou Omar al-Baljiki, Abdelhamid Abaaoud apparaît notamment dans une vidéo où l'EI se vante de commettre des atrocités, s'adressant goguenard à la caméra alors qu'il conduit un véhicule qui tire des cadavres mutilés vers une fosse commune. Il a été condamné, en son absence, à vingt ans de prison en juillet à Bruxelles, dans un procès sur les filières de recrutement de jihadistes belges pour la Syrie.

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