Assaut à Saint-Denis : que sait-on de l'homme qui dit avoir prêté l'appartement ?

Forces de l\'ordre et services de secours occupent la rue de la République, à Saint-Denis, le 18 novembre 2015.
Forces de l'ordre et services de secours occupent la rue de la République, à Saint-Denis, le 18 novembre 2015. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Interpellé, cet homme assure qu'il "n'était pas au courant que c'était des terroristes".

Un homme qui dit avoir hébergé deux personnes "qui venaient de Belgique" dans l'appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris, visé par un assaut antiterroriste, a été interpellé par les policiers, mercredi 18 novembre. "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", a-t-il raconté à l'AFP sous couvert d'anonymat.

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L'appartement en question est situé rue du Corbillon, à Saint-Denis. Plusieurs personnes, suspectées d'avoir participé aux attentats de Paris, y étaient retranchées, mercredi matin.

Qu'a-t-il dit aux journalistes ?

"J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit 'c'est pas grave', ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique", a-t-il poursuivi selon l'Agence France-Presse et Paris-Match"On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes", a expliqué cet homme, très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers.

Mais face à la caméra de BFMTV, l'homme dit avoir appris mercredi matin qu'ils venaient de Belgique.

Une amie de cet homme qui dit avoir dormi dans l'appartement la semaine dernière a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un logement dont son ami a forcé la porte, "une sorte de squat". Selon elle, les deux visiteurs sont arrivés "il y a deux jours".

Que sait-on de lui ?

Il se prénomme Jawad. Il a été condamné en novembre 2008 à huit ans de prison pour homicide. A cette époque, il avait déjà passé deux ans en maison d'arrêt.

Francetv info a contacté l'avocat qui le représentait lors du procès devant la cour d'assises de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ce dernier se souvient de quelqu'un qui "n'était pas un mauvais bougre et qui avait une intelligence normale. En revanche, c'était quelqu'un de nerveux, d'impulsif, avec un rapport compliqué à l'autorité. Il n'avait aucun discours particulier et pas plus sur la société que la religion. Je ne m'attendais pas à ce que son nom ressorte de cette manière-là."

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