La justice belge autorise le transfert de Salah Abdeslam en France

La photo de Salah Abdeslam, principal suspect encore vivant après les attentats de Paris, publiée mardi 17 novembre 2015 par la police fédérale belge.
La photo de Salah Abdeslam, principal suspect encore vivant après les attentats de Paris, publiée mardi 17 novembre 2015 par la police fédérale belge. (POLICE FEDERALE BELGE)

Le suspect-clé des attentats de Paris "souhaite collaborer avec les autorités françaises", a assuré un de ses avocats.

Salah Abdeslam, le suspect-clé des attentats de Paris, va être remis à la France après avoir été arrêté en Belgique. Le parquet fédéral belge a donné son feu vert, jeudi 31 mars. En France, Salah Abdeslam sera très probablement mis en examen. Mais son procès pourrait ne pas intervenir avant plusieurs années.

Un transfèrement dans les dix jours

"Il souhaite collaborer avec les autorités françaises", a assuré un de ses avocats, Cédric Moisse, alors que le seul survivant des commandos qui ont tué 130 personnes dans la capitale française s'était muré dans le silence dès le lendemain de son arrestation, le 18 mars à Bruxelles, après s'être initialement exprimé. Il s'agit d'un revirement, car l'avocat du terroriste présumé avait indiqué, le 19 mars, que son client "refuserait son extradition vers la France".

Le procureur fédéral est allé l'entendre en prison à Bruges. Salah Abdeslam lui "a donné son consentement" quant à l'exécution du mandat d'arrêt européen émis par la France, a expliqué l'avocat. Dès lors, "le transfèrement est autorisé" et "les autorités belges et françaises décideront, après concertation, des modalités de cette remise", a expliqué le parquet fédéral belge. Le ministre français de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, indique dans un communiqué que sa remise à la France "interviendra dans un délai de dix jours".

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