Salah Abdeslam était prêt à "refaire quelque chose depuis Bruxelles", rapporte un ministre belge

La photo de Salah Abdeslam, principal suspect encore vivant après les attentats de Paris, publiée mardi 17 novembre 2015 par la police fédérale belge.
La photo de Salah Abdeslam, principal suspect encore vivant après les attentats de Paris, publiée mardi 17 novembre 2015 par la police fédérale belge. (POLICE FEDERALE BELGE)

Le suspect-clé des attentats du 13 novembre a été inculpé en Belgique de "participation à des assassinats terroristes" et de "participation aux activités d'un groupe terroriste".

Depuis son arrestation à Bruxelles, Salah Abdeslam a fait de nombreuses déclarations aux enquêteurs, affirmant notamment qu'il devait se faire exploser au Stade de France. Mais "l'autre information est qu'il était prêt à refaire quelque chose depuis Bruxelles", révèle le ministre belge des Affaires étrangères, dimanche 20 mars, sans donner plus de précisions. "Peut-être que c'est la réalité", estime le ministre, car les investigations qui ont permis la capture de Salah Abdeslam ont mis à jour des armes et un réseau autour de lui à Bruxelles.

Une plainte contre le procureur Molins. L'avocat de Salah Abdeslam a annoncé dimanche son intention de déposer plainte contre le procureur François Molins, pour "violation du secret de l'instruction". "La lecture d'une partie de sa conférence de presse est une violation. C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer", a expliqué Sven Mary sur la RTBF.

Il voulait "se faire exploser" au Stade de France. Depuis son arrestation, Salah Abdeslam "collabore avec la justice belge", selon son avocat Sven Mary. Aux enquêteurs belges, il a indiqué qu'il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats, avant de faire "machine arrière", a déclaré le procureur de Paris François Molins samedi soir.

Il a refusé son extradition. Par ailleurs, Salah Abdeslam, qui s'est vu notifier un mandat d'arrêt européen émis par la justice française, "refusera son extradition vers la France", a encore prévenu son avocat. Mais ce refus ne bloquera pas son transfèrement, puisque la décision d'autoriser la remise de ce Français interviendra au maximum "dans un délai de 60 jours à compter de son arrestation", ou de 90 jours en cas de recours, a soutenu samedi le ministère français de la Justice.

Les contrôles aux frontières renforcés. Samedi, la France a déployé des forces supplémentaires pour "optimiser" les contrôles à ses frontières, a annoncé samedi son ministre de l'Intérieur, jugeant "extrêmement élevé" le niveau de menace. 

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