Ce que disent les familles des victimes du 13 novembre après le transfert de Salah Abdeslam en France

Une photo de Salah Abdeslam prise en prison à la une du journal flamand \"Het Nieuwsblad\", le 12 avril 2016.
Une photo de Salah Abdeslam prise en prison à la une du journal flamand "Het Nieuwsblad", le 12 avril 2016. (MAXPPP)

Plusieurs parents de victimes ont réagi dans la presse, après la mise en examen du dernier membre des commandos du 13 novembre.

Dans le plus grand secret, Salah Abdeslam a été transféré de la Belgique vers la France, mercredi 27 avril à l'aube. Le seul survivant des commandos terroristes du 13 novembre a été présenté devant les juges et mis en examen pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste"Il a été placé en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis. Dans les médias, plusieurs proches de victimes des attentats ont dit leur soulagement. Francetv info a recensé ces témoignages.

"Il est important de pouvoir faire face à ceux qui ont tué nos enfants"

Georges Salines a perdu sa fille Lola, 17 ans, au Bataclan. Il préside aujourd'hui l'association de victimes 13-Novembre Fraternité et Vérité. Interrogé sur France Info, il s'est dit soulagé. "C'est très important que Salah Abdeslam soit jugé en France parce que c'est un des acteurs des attentats du 13 novembre. Parmi les personnes actuellement sous les verrous, c'est l'un de ceux qui a le plus de choses à nous apprendre. Il sait comment les choses se sont passées, dans quel ordre, explique-t-il. C'est un témoin clé."

Pour lui, "il est important de pouvoir faire face à ceux qui nous ont fait du mal, qui ont tué nos enfants". Il ne perd pas espoir quant à d'éventuels remords de Salah Abdeslam : "Il y a des personnes qui évoluent, qui changent. Je ne désespère jamais de l'humanité."

"Aucune compassion pour ce type"

Patricia Correia, mère de Précilia, tuée au Bataclan, et administratrice de l'association 13-Novembre Fraternité et Vérité, a réagi avec véhémence aux propos tenus par Franck Berton, sur BFMTV. L'avocat de Salah Abdeslam avait qualifié son client de "garçon effondré" et affirmé qu'il avait "envie de parler à la justice française". 

"Si lui est effondré, imaginez dans quel état se trouvent les parents endeuillés, a réagi Patricia Correia auprès de France 2. Aucune compassion pour ce type."

FRANCE 2

"Nous ne croyons pas au miracle" 

Les avocats des familles des victimes se sont félicités du transfert d'Abdeslam. Cela "montre que la justice est en route, a affirmé dans Le Monde Jean Reinhart, qui défend une trentaine de familles de victimes. Tous ceux qui ont fait preuve d’impatience doivent se dire qu’aujourd’hui, un des auteurs est devant les juges français."

Là encore, l'avocat s'en remet au temps pour que Salah Abdeslam divulgue des informations. "Nous attendons qu’avec le temps, il parle. Nous ne croyons pas au miracle, nous ne croyons pas du tout en une coopération immédiate."

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