Attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam reste muet face au juge antiterroriste

Des policiers et des membres du GIGN escortent un convoi transportant Salah Abdeslam à Paris le 20 mai 2016.
Des policiers et des membres du GIGN escortent un convoi transportant Salah Abdeslam à Paris le 20 mai 2016. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Salah Abdeslam, incarcéré depuis son transfèrement de la Belgique vers la France en avril, a été extrait de sa cellule pour un nouvel interrogatoire.

Salah Abdeslam est resté muré dans le silence. Extrait de sa cellule de Fleury-Mérogis (Essonne), mardi 29 novembre au matin, pour être de nouveau interrogé, le dernier membre vivant du commando responsable des attentats du 13 novembre 2015, qui avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, a une fois de plus refusé de répondre aux questions du juge d'instruction en charge du dossier. Il n'a pas non plus demandé à être assisté d'un avocat.

Entendu à plusieurs reprises par les magistrats depuis son transfèrement de Belgique en France, le 27 avril, après son arrestation le 18 mars au bout de quatre mois de cavale, le suspect de 27 ans est toujours resté silencieux. Selon les enquêteurs, il est au cœur des préparatifs des attentats les plus meurtriers jamais commis en France. Et la justice française l'a mis en examen notamment pour assassinats terroristes.

Un mutisme motivé par la vidéosurveillance

Mi-octobre, ses avocats français et belge, Frank Berton et Sven Mary, avaient renoncé à assurer sa défense. Ils avaient alors estimé que la vidéosurveillance continue imposée à leur client était la principale cause de son mutisme et qu'elle était avant tout politique. Dans la foulée, son frère, Mohamed Abdeslam lui avait demandé de "s'exprimer". Salah Abdeslam avait tenté, devant le Conseil d'Etat, de faire suspendre la vidéosurveillance 24h/24, dispositif inédit en France, mais il a été débouté fin juillet par la plus haute juridiction administrative.

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