VIDEO. Attentat de Nice : "Voir ses collègues pleurer, c'est terrible" témoigne une policière niçoise

Celya Boumedien, brigadier de police et déléguée du personnel dans le plus grand commissariat de Nice, a pris en charge, le 14 juillet, ses collègues premiers intervenants sur la promenade des Anglais. 

Le soir de la tuerie, Celya Boumedien a été obligée de "secouer" ses collègues pour les arracher à leur cauchemar. Cette jeune femme est brigadier de police et déléguée du personnel dans le plus grand commissariat de Nice (Alpes-Maritimes). En service le soir de l'attentat du 14 juillet, c'est elle qui était chargée de la prise en charge de ses collègues présents sur la promenade des Anglais et en particulier ceux qui ont neutralisé le tueur. Elle se souvient de cette nuit d'horreur pour France 3, mercredi 20 juillet. 

"Plus jamais j'aurai le même regard sur la promenade"

"Je me souviens d'une de mes collègues qui était physiquement là, mais plus psychologiquement. Elle avait le regard hagard. Je l'ai secouée", explique la jeune femme. "Vous savez, voir ses propres collègues pleurer, en état de choc, c'est terrible", confie-t-elle avant d'avouer "commencer à accuser le coup. Plus jamais j'aurai le même regard sur la promenade (des Anglais)", moins d'une semaine après le drame. 

Elle consacre désormais tout son temps à ses collègues traumatisés et fait le lien avec les psychologues de la police. Frédéric était en faction sur la promenade. Il est toujours aussi choqué, avec "le sentiment d'impuissance sur le coup. On n'imagine pas la taille de l'engin qui fonçait à 80 km/h sur eux (les policiers). Ils se sont mis face au camion pour tenter de l'arrêter."

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